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Machine-to-Machine : l'IPSO Alliance prône l'IP

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le

L'alliance « IP for Smart Objects », vise à encourager l'usage du protocole IP pour la transmission des données provenant des « objets intelligents ». 25 entreprises viennent de la rejoindre.

Déjà utilisé pour la relève automatique des compteurs d'eau et d'électricité, la gestion de flottes de véhicules, les capteurs de température ou de luminosité ou encore pour la logistique et la domotique (par exemple pour le contrôle à distance d'appareils industriels), le « Machine-to-Machine » (M2M) cherche toujours ses standards. Dès 2006, la Fing (Fondation pour l'Internet nouvelle génération), France Télécom et Syntec informatique plaidaient dans un livre blanc en faveur d'une meilleure « standardisation des équipements de mesure et des couches applicatives ». Deux ans - et quelques spécifications - plus tard, cet objectif reste on ne peut plus d'actualité.

Dernier avatar en date, la création la semaine dernière de l'alliance IPSO (pour « IP for Smart Objects »), laquelle vise à encourager l'usage du protocole IP (Internet Protocol) pour connecter les « capteurs » embarqués dans les objets dits « intelligents ». Et à faire converger sur les « nouveaux » réseaux IPv6 - la version 6 du protocole Internet - les réseaux de capteurs sans fils.

6lowpan vs ZigBee

« L'alliance IPSO promeut une nouvelle norme : la 6lowpan (pour « IPv6 over Low power WPAN »), utilisée pour des communications IPv6 sur des liaisons radio courte portée », explique Stefan Gonnet, directeur marketing d'eDevice, un spécialiste français des modules de communication embarqués. Il estime que la 6lowpan (basée sur la norme IEEE 802.15.4 et parfois définie comme le « wifi de l'Internet des objets ») concurrence ZigBee, une autre spécification pour les « communications sans fils de courtes portées » qui « n'a pas vraiment démarré ».

Selon lui, la différence majeure entre 6lowpan et ZigBee est liée à l'usage du protocole TCP IP. Lequel permet, insiste-t-il, de « transmettre directement les données d'un capteur de température sans fil, par exemple, vers un serveur FTP ou un intranet », tandis que « ZigBee nécessite d'utiliser une passerelle capable de transformer les informations provenant des capteurs pour les envoyer sur Internet ».

25 entreprises aux profils variés... et Cisco

Organisation à but non lucratif, l'IPSO Alliance réunit déjà 25 acteurs aux profils différents, dont des groupes industriels (EDF R&D, Duke Energy et Emerson Climate Technologies), des spécialistes des réseaux (Cisco, Ericsson et IP Infusion), des fondeurs (Atmel, Freescale Semiconductor, Gainspan et Jennic), de grands éditeurs (SAP et Sun Microsystems) et, bien entendu, des spécialistes du M2M et de la télémétrie (Arch Rock, Cimetrics, Eka Systems, Nivis, PicosNet, Roam, Sensinode, Silver Spring Networks, Zensys et le français Watteco).

A noter, enfin, le rôle « moteur » joué dans cette alliance par l'équipementier réseau Cisco, qui a « tout intérêt à faciliter le déploiement d'IPv6 » et à jouer en faveur d'une « mise à niveau des réseaux », conclut Stefan Gonnet chez eDevice. Cette dernière entreprise n'a quant à elle pas rallié l'IPSO Alliance pour l'instant même si elle envisage de s'y intéresser « de très près »  prochainement.

Christophe Dutheil

Pour en savoir plus :
http://www.ipso-alliance.org

Deux types de membres :

- Les « contributeurs » (contributors) paient 2 500 dollars leur adhésion à l'IPSO alliance. Ils ont accès à toute la documentation de l'alliance, peuvent participer aux réunions et aux comités et peuvent demander que soit vérifiée l'interopérabilité de leurs produits et services.
- Les « promoteurs » (promotors) payent une inscription de 5 000 dollars par an. Ils ont le droit de voter pour chaque décision et peuvent participer au comité de direction de l'Alliance.

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