Dossier

Machine-outil: les clés de la réduction des coûts d'exploitation

STMO
© Pascal Guittet pour "L'Usine Nouvelle"

Machine-outil: les clés de la réduction des coûts d'exploitation

De nombreuses sources d’amélioration restent mal exploitées dans les ateliers de mécanique. Automatisation, meilleure gestion des outils ou des fluides, détection précoce des pannes permettent de gagner de précieux points de marge.

Dans quelques jours, le 5 octobre, s’ouvrira à Milan, l’EMO, le rendez-vous phare de la machine-outil. L’ambiance dans les allées sera un bon indicateur de la réalité du rebond économique annoncé. Mais celui-ci reste modeste et ces derniers mois ont été terribles pour l’industrie européenne et la mécanique en particulier. Cette tourmente économique oblige souvent les entreprises à prendre des mesures destructrices d’emplois.

« Il faut pourtant éviter à tout prix de se séparer d’une main-d’oeuvre pour laquelle l’effort de qualification, humain et financier, a été considérable », avertit Vincent Schramm, le directeur général du Syndicat des entreprises de technologies de production (Symop), qui représente 185 adhérents. « Sinon, comment retrouveront-elles ces forces vives quand l’économie repartira, ce que nous prévoyons pour début 2010 ? »

Pour sauver les marges, des parades existent pourtant en matière d’amélioration de performance. Mieux automatiser, éviter les gaspillages dans la gestion des consommables, diminuer le nombre de rebuts, maîtriser les pannes… sont autant de sources de profits souvent sous-estimées. « Nos PMI sont moins robotisées que leurs voisines allemandes ou italiennes », regrette Vincent Schramm. En cause : leur capacité d’investissement réduite, la méconnaissance du vrai prix du robot et des a priori défavorables. Un handicap qui perdure. Ce que veut mettre en lumière le Symop, qui vient de lancer avec le ministère de l’Industrie une étude sur la robotisation des PMI pour établir un état des lieux et recenser les bonnes approches. « A la fin 2009, indique Vincent Schramm, nous définirons un plan d’actions pour aider ces entreprises à s’automatiser. » En attendant, revue des solutions.

Mirel Scherer

"Les entreprises sont souvent réticentes à robotiser parce que cela remplace des opérateurs. Ce raisonnement à court terme peut s’avérer suicidaire."

Vincent Schramm, directeur général du Syndicat des entreprises de technologies de production (Symop)


Effectuer une autre recherche

Rechercher

À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter