M2M : Les lapins Nabaztag menacés d'extinction

Le 27 août 2009 par Christophe Dutheil
Nabaztag
© DR

Un appel à « promesses d'investissements » vise à venir en aide à Violet, la société à l'origine des lapins communicants Nabaztag, fondée en 2003 par les entrepreneurs français Olivier Mével et Rafi Haladjian.

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Placée en redressement judiciaire fin juin, Violet, la société française à l'origine du Nabaztag, le célèbre lapin connecté à Internet en Wi-Fi, est officiellement en quête d'un repreneur pour assurer sa survie. Faute de quoi, le Nabaztag et ses avatars que sont, entre autres, le Nabaztag:tag, les micro-lapins Nano-ztag ou les lecteurs et timbres RFID Mirror et Ztamps mourront. emportant avec eux les promesses de rendre les objets inertes communicants et interconnectés.

« Sauvez Nabaztag ! »

A moins que l'appel à promesses d'investissements lancé mi-août par Emmanuel Moll et Franck Nouyrigat – deux « co-workers » de La Cantine, l'espace de travail collaboratif parisien destiné aux acteurs du numérique – ne soit couronné de succès. Jusqu'au 4 septembre 2009, les candidats intéressés peuvent déposer une promesse d'investissement sur le site Savenabaztag.com et formuler, d'ici le 4 septembre 2009, une offre d’achat auprès des administrateurs de Violet. « Si celle-ci est acceptée, chaque investisseur deviendra actionnaire de la nouvelle société à hauteur du montant qu’il a promis (après confirmation) », précisent les deux initiateurs du projet dans un communiqué.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, « Sauvez Nabaztag ! » a déjà réuni 126 800 euros de promesse. Malgré l'intérêt que portent les utilisateurs à leurs lapins, ce montant risque fort d'être insuffisant. En effet, pour l'année 2008, le chiffre d'affaires de Violet (une quinzaine de salariés) est estimé à 2,2 millions d'euros.

Il reste donc à attendre pour voir si d'autres repreneurs se manifesteront pour sauver Nabaztag. Contacté, un responsable de la société nous a expliqué être « soumis à un devoir de réserve » l'empêchant de communiquer toute information sur les difficultés de la société ou la procédure en cours. Au rang des sociétés qui pourraient éventuellement être intéressées, citons Alcatel-Lucent, qui commercialise des étiquettes Tikitag permettant d'associer des applications avec un objet par le biais d'une petite étiquette électronique, ou encore le fournisseur d'accès Internet Free, dont les abonnés peuvent depuis le début de l'année écouter les messages de leur répondeur de leur ligne fixe grâce au lapin communicant Nabaztag.

Christophe Dutheil
 


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