LyondellBasell va réorganiser son site pétrochimique de Berre-l'Etang

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Raffinerie de Berre-l’Etang
Raffinerie de Berre-l’Etang
© LyondellBasell

Le 1er novembre prochain, le site provençal devrait s'articuler autour de quatre sociétés. L'éventuelle reprise de la raffinerie est toujours en suspens.

Le complexe pétrochimique de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) de LyondellBasell va s'engager sur une nouvelle organisation de ses activités, après la mise sous cocon de sa raffinerie jusqu'au 31 décembre 2013.

De source syndicale, le site de près de 1 000 hectares devrait s'articuler à compter du 1er novembre prochain autour de quatre sociétés.

Les deux existantes, Compagnie Pétrochimique de Berre, jusqu'alors exploitante de la raffinerie et des unités chimiques, et Compagnie de Distribution des Hydrocarbures SAS (logistique et commercialisation des produits pétroliers), feront l'objet d'une reconfiguration pour gérer la mise sous cocon et les dépôts pétroliers avec une trentaine de salariés.

Deux autres sociétés interviendront sur le pôle. Basell Production (BPO) regroupera les activités en propre de LyondellBasell (vapocraqueur, polypropylène, polyéthylène...) et LyondellBasell Services France gèrera les unités de ses partenaires de la chimie, KemOne, Kraton et Infineum, ainsi que les services communs du site. La première se verra affecter environ un tiers des effectifs, la deuxième les deux-tiers, sur les 900 personnes qui demeureront sur le complexe à l'issue de l'application en cours du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui concerne 363 salariés.

Des résultats décevants pour le complexe pétrochimique

Cette réorganisation est pilotée par Jérôme Mauvigney, le directeur depuis mai 2012. Elle a été proposée, selon la direction, "pour préserver la compétitivité des activités pétrochimiques pour les années à venir et faire de Berre un pôle pétrochimique de référence au sein du groupe LyondellBasell et dans le monde".

Ces propos rassurants ne suffisent pas cependant à apaiser les inquiétudes de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC-FO-CFTC qui relève qu'aucun investissement de développement n'a été annoncé pour les prochains mois et que les investissements d'entretien et de maintenance se limiteraient au minimum requis, en raison de résultats très en-dessous des espérances pour le complexe pétrochimique depuis le début de l'année. Pour les représentants des salariés, l'arrêt du raffinage explique principalement ce recul et pas seulement le contexte économique difficile. Ils prévoient de demander dans les quinze jours au gouvernement un point détaillé sur les suites de la "lettre d'intention" d'un repreneur potentiel que le ministère du Redressement Productif avait évoquée le 10 juillet.

Contacté, le ministère n'a pour l'heure pas donné suite à notre demande. Un tel projet, s'il devait aboutir, prendrait de toute manière plusieurs mois, compte tenu des investissements nécessaires à la remise en état des installations et de l'accélération du PSE depuis l'été, à travers les départs volontaires, les reclassements internes (une soixantaine) et les mesures d'âge (environ 200 départs étalés sur les prochains mois). Direction et intersyndicale soutiennent que ce plan devrait, au final, comprendre moins de cinq licenciements et peut-être même zéro si les dernières discussions en cours aboutissent.

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