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L'Usine de l'Energie

Lutte contre le réchauffement climatique : le patron d'Areva défend la place du nucléaire

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

A la veille de l’Assemblée Générale d’Areva qui s’annonce houleuse, le président Philippe Varin est intervenu au Business & Climate Summit où l’industrie définit une position commune en vue du sommet climat qui aura lieu à Paris en décembre prochain. Il appelle à prendre en compte le nucléaire comme solution de décarbonation de la planète et à donner un véritable prix au carbone.

Lutte contre le réchauffement climatique : le patron d'Areva défend la place du nucléaire © Wikimedia commons

Durant les tables rondes du Business & Climate Summit qui se déroule à Paris le 20 et 21 mai, les industriels du monde définissent une voie commune pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Intervenant lors d’une session sur l’énergie, Philippe Varin, le président d’Areva, est venu défendre le nucléaire comme "une solution inévitable" pour maintenir le réchauffement sous 2°C qui est "la question la plus urgente à régler pour le monde". Quand nous ne sommes pas dans "l’idéologie mais dans l’action réelle, il est évident que le nucléaire a un vrai intérêt pour lutter contre le changement climatique", affirme le patron.

Il défend ses prétentions, chiffres à l’appui. Il rappelle que chaque année le nucléaire permet d’éviter l’équivalent des émissions de CO2 d’un pays comme l’Inde ou la Russie. Il compare aussi la France à son voisin d’outre-Rhin : "En France, nous émettons émet 60 grammes de CO2 par kWh, tandis que l’Allemagne, qui est sorti du nucléaire, émet plus de 400 gramme de CO2 par kWh". Ceci dit, il appelle à ne pas opposer renouvelables et nucléaire :"le nucléaire et les énergies renouvelables sont très complémentaires. Le nucléaire fournit une électricité de base qui complète l’intermittence des renouvelables".

Rendre les nouveaux réacteurs compétitifs

Pour favoriser le développement du nucléaire, Philippe Varin, à l’instar de fournisseurs d’énergie renouvelable, appelle à mettre en place un véritable prix du carbone, élevé et prévisible dans le temps. Il appelle à un prix de 50 euros par tonne de carbone, alors qu’aujourd’hui le marché européen des quotas de CO2 se limite à 7 euros par tonne.

Mais ce discours n’est pas facile à tenir à un moment où Areva connait de lourdes difficultés financières et pourrait être prochainement restructuré en profondeur. "Tout n’est pas parfait, admet Philippe Varin. La compétitivité des nouveaux réacteurs est une question à laquelle nous devons répondre. Les têtes de série posent toujours des problèmes". Puis faisant allusion aux nouvelles difficultés sur le chantier de l’EPR de Flamanville en France où l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) remet en cause la qualité de la cuve, Philippe Varin juge : "Nous devons garder les plus haut niveaux de sûreté. En France, nous avons une autorité très stricte. Même si nous n’aimons pas cela tous les jours, c’est ce qu’il faut faire !"

 Ludovic Dupin

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