Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Lucibel mixe made in France & made in China

Publié le

Made in France

Lucibel mixe made in France & made in China
Lucibel relocalise une partie de sa production en France pour mieux répondre aux exigences de ses clients européens.

Lucibel détonne dans la déferlante asiatique des éclairages à LED. Née en 2008, l’ambitieuse PME (21,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013) transfère une partie de sa production chinoise en France. Cette relocalisation s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise qui offre des solutions d’éclairage haut de gamme destinées aux professionnels. Mais c’est surtout grâce à son approvisionnement international que Lucibel, entré en Bourse en juillet, peut produire en France.

"La production vient de démarrer à Barentin (Seine-Maritime)", se félicite Frédéric Granotier, le PDG et fondateur de Lucibel. En reprenant un site de Schneider que l’électricien fermera progressivement d’ici à 2017, la PME peut réembaucher le personnel à son rythme et "lisser les coûts de montée en charge de l’usine", selon le PDG. Lucibel veut faire de Barentin son centre d’excellence. Une partie de ses éclairages LED, ceux réalisés sur mesure pour des clients toujours plus pressés, y est assemblée. Une activité qui est montée en puissance pour représenter 35 % de ses ventes. Avec le sur-mesure et les délais réduits, il n’était plus tenable de fabriquer l’ensemble des produits en Chine. "Barentin peut livrer l’Europe en deux jours de camion. Nous comptons aussi y réaliser les nouvelles générations de produits standards pendant six mois à un an pour protéger notre propriété intellectuelle."

Repères

Spécialiste des solutions d’éclairage LED
220 salariés
21,5 millions d’euros
de chiffre d’affaires en 2013
+ 239 % de croissance (+ 87 % en interne)

 

Avec Schneider, l’entreprise dispose de conditions très favorables à sa relocalisation. Mais celle-ci est avant tout permise par sa stratégie d’approvisionnement qui se confond avec son essor. Après des premiers pas dans les fluocompactes, Lucibel renaît en 2009 de la rencontre entre Frédéric Granotier et Jean-Laurent Houot. Cet ingénieur pionnier de l’éclairage LED, aujourd’hui directeur général délégué R&D de l’entreprise, a noué des relations fortes avec les grands fabricants de puces LED haut de gamme, comme l’américain Cree ou le japonais Nichia. La PME a ainsi le privilège de recevoir de ces fabricants les spécifications de leurs futures puces avant leur commercialisation. "Nous pouvons concevoir nos produits avec un temps d’avance et être toujours à la pointe des performances", se félicite le PDG. Un élément clé alors que la technologie progresse à grande vitesse.

Cette puce, il faut l’intégrer à une carte électronique, y ajouter un dissipateur thermique et une optique. Là, le choix n’existe pas : c’est en Asie qu’il faut produire. Les LED décollent avec l’investissement massif des Chinois et les prix chutent. L’expérience de Jean-Laurent Houot incite Lucibel à ouvrir en 2011 une usine à Shenzen, ville que l’ingénieur a arpentée pendant des années pour industrialiser ses conceptions. Le site se fournit chez les industriels locaux, pour les optiques notamment. En 2013, Lucibel va plus loin. "Nous avons basculé notre usine chez Flextronics", un géant américain de l’électronique implanté en Chine. "Nous choisissons les fournisseurs, les composants, et négocions les contrats. Puis Flextronics s’occupe des approvisionnements et fabrique", résume Frédéric Granotier. À la clé, "une réduction des coûts de fabrication de 10 %". L’activité de Barentin s’appuie sur ces sous-traitants chinois. Mais ce dispositif n’est pas figé : "Nous revoyons le sourcing des composants assemblés à Barentin pour réduire encore les délais", confie le PDG. Europe de l’Est et Maghreb sont en tête de liste pour fournir le site français aux meilleures conditions.

Manuel Moragues

La vraie bonne idée

Reprendre en location avec option d’achat un site voué à la fermeture. Schneider va fermer son site de Barentin progressivement sur trois ans. Lucibel le lui loue avec une option de rachat à l’issue de cette période. La PME, qui aligne ainsi ses coûts fixes au démarrage, y compte aujourd’hui 15?salariés issus de Schneider et souhaite en embaucher quelques-uns chaque mois pour accompagner sa montée en puissance.

 

Réagir à cet article

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus