Loi Nome : l’Etat du côté d'EDF
Par Barbara Leblanc - Publié le
Confirmant des informations du Figaro du 19 avril, le ministre de l’Industrie Eric Besson fixe le tarif de rachat de l’électricité d’origine nucléaire pour les concurrents d’EDF. Un prix qui va dans le sens des propositions de l’électricien.
Il est en effet fixé à 42 euros par mégawatt/ heure au 1er janvier 2012. Selon le ministre, interrogé sur Europe 1 le 19 avril, "le prix de l'Arenh (Accès régulé au nucléaire historique), qui est donc le prix de gros du nucléaire historique, sera fixé 40 euros le MWh au 1er juillet 2011, puis au 1er janvier 2012 à 42 euros le MWh" . Les rivaux d’EDF réclamaient un tarif proche de 35 euros.
Ils s'appuyaient notamment sur des études menées dans le cadre des discussions de la nouvelle loi. Elles précisaient qu'un prix de 42 euros le MWh devrait entraîner un relèvement sensible de la facture énergétique des particuliers.
Mais pour le ministre, il n'y a pas eu prise de position en faveur de l'électricien français. "Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF, assure-t-il. Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat". Selon lui, la décision a été prise à partir des rapports d'experts de la commission Champsaur et du souci d'approvisionnement en électricité des Français.
Cette disposition entre dans le cadre de la loi de nouvelle organisation du marché de l’électricité dite Loi Nome, adoptée en novembre 2010. Elle oblige EDF à vendre jusqu’à un quart de la production de ses centrales nucléaires à GDF Suez, Poweo ou Direct Energie entre autres. Une mesure prise pour doper la concurrence sur le marché.
L'annonce du ministre a permis au titre EDF de gagner 3,5% à l'ouverture de la Bourse de Paris.

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