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Logorama, un court-métrage en 3D réalisé avec Maya

Le 09 mars 2010 par Christophe Dutheil
Logorama
© DR

  Le film français, qui vient de recevoir l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation aux Etats-Unis, a été conçu avec le logiciel de modélisation Maya d'Autodesk. Il a nécessité trois ans de travail.

17 minutes. C'est le durée de Logorama, le court-métrage d'animation français qui vient d'être récompensé aux Oscars. Le film, plutôt bien accueilli par la critique, met en scène une course poursuite entre deux (bons) policiers Bibendum Michelin et un (méchant) Ronald McDonald dans un Los Angeles gangréné par les marques. L'une de ses spécificités : quelque 3 000 logos d'entreprises ont été utilisés sans autorisations préalables.

C'est un choix des réalisateurs, qui invoquent le « droit de réponse par rapport à tout ce à quoi l'on est soumis quotidiennement » et plaident en faveur de « la liberté d'expression ».

Trois ans. C'est le temps qu'il aura fallu aux réalisateurs du collectif H5 (François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain) pour monter leur projet, dont « un an et demi pour le scénario et la recherche de logos et un an et demi pour la pré-production », nous confie un graphiste ayant travaillé pour le studio francilien Mikros Image, qui a co-produit Logorama et s'est occupé de la postproduction et des effets visuels. La réalisation a mobilisé de 5 à 20 graphistes sur toute cette période.

L'envers du décor

Quelles technologies ont été utilisées ? « Nous nous sommes appuyés sur la solution Maya d'Autodesk pour la modélisation et les animations, comme c'est le cas sur la plupart des films qui contiennent des effets spéciaux », nous explique ce graphiste. Avant d'ajouter que les logiciels After Effects (d'Adobe) et Nuke (de l'éditeur britannique The Foundry) ont aussi été employés pour la composition (le « compositing », autrement dit l'assemblage des images). Enfin, l'application Realflow (de la société espagnole Next Limit Technologies) a été installée pour « la simulation de liquides sur une partie du film qui met en scène une inondation », précise-t-il.

« Dans l'industrie cinématographique, Maya est une référence », précise de son côté Bastien Brenot, un autre graphiste ayant participé à l'aventure. Il signale d'ailleurs que certains studios, comme Pixar, ont développé « leurs propres logiciels mais sur une base Maya ». Parmi les alternatives à Maya, il a une autre solution d'Autodesk (3DS Max, surtout utilisée pour les jeux vidéos), le logiciel Houdini (de Side Effects Software) et XSI de Softimage. Ce dernier (racheté par Microsoft, puis par Avid Technology) est finalement tombé fin 2008 dans l'escarcelle... d'Autodesk. Qui a encore accru son emprise sur le marché de l'animation 3D.

Voir la bande annonce

A lire aussi :
3D Live : un projet de recherche collaboratif sur la télévision du futur

 

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