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L'Usine Santé

"Limiter le réchauffement climatique à deux degrés n’est pas un frein à la croissance", assure Alexandra Palt de L’Oréal

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Entretien L’Oréal présente jeudi 16 avril son premier rapport d’avancement sur ses objectifs pour 2020 en matière de développement durable. Explications d'Alexandra Palt, la directrice responsabilité sociétale et environnementale (RSE) du numéro un mondial des cosmétiques.

Limiter le réchauffement climatique à deux degrés n’est pas un frein à la croissance, assure Alexandra Palt de L’Oréal
Alexandra Palt - L'Oréal
© D.R.

L'Usine Nouvelle - Que devient le plan RSE annoncé par L’Oréal l’an dernier ?

Alexandra Palt - Contrairement à certains grands sommets, il s’agit là d’un plan très concret. En face de chacun des quatre grands piliers que nous avons définis, nous avons mis en place 25 indicateurs de pilotage stratégique. 21 sont déjà enclenchés. Nous n’avons pas encore de baseline pour le packaging, car récolter des informations partout dans le monde est compliqué sur le plan technique. Mais nous avons réalisé des efforts importants.

Quel est l’impact pour une grande entreprise comme L’Oréal ?

Ce changement modifie le paradigme de l’entreprise. Car notre PDG Jean-Paul Agon nous a demandé, au-delà de la performance de nos produits et de leurs résultats économiques, de prendre en compte leur durabilité. Désormais, chaque personne du développement et du marketing doit travailler en tenant compte de onze critères pour améliorer le profil environnemental et sociétal de tous nos nouveaux produits, comme leur biodégradabilité. S’il ne s’avère pas meilleur que le produit existant, il n’est pas lancé.

L’éco conception s’applique déjà à tout le groupe ?

L’éco conception est une priorité pour le groupe. Aujourd'hui, quatre marques (Garnier, Redken, La Roche Posay et Biotherm) représentant nos quatre divisions testent un outil pilote permettant d’évaluer les progrès en matière d’écoconception pour chaque produit. Dès 2016, nous l’étendrons à l’ensemble de nos marques.

L’an dernier, un certain retard avait été enregistré pour deux des trois indicateurs-clé dans la production durable. Avez-vous avancé ?

Nous obtenons toujours de très bons résultats dans la baisse de nos émissions de CO2, et une nette amélioration sur notre consommation d’eau. Pour les déchets, nous avons choisi une définition extrêmement contraignante pour notre objectif : réduire la production de déchets générés par nos usines, en considérant que le déchet s’apparente à tout ce qui n’est pas un produit fini. Nous revalorisons 91% de nos déchets ! Et cela n’est pas pris en compte par notre indicateur.

Vous préconisiez des micro-solutions pour y parvenir…

Grace à une nouvelle installation de séchage solaire des boues, par exemple, le tonnage des boues rejetées par l’usine en Indonésie a diminué d’environ 35%.

Où en est le panel consommateurs que vous projetiez de monter ?

Il sera mis en place en 2016 et axé sur la relation avec chaque marque. Certaines sont déjà très engagées, comme Kiehl’s, Biotherm et Garnier qui participe à une filière originale de recyclage aux Etats-Unis pour créer des matières pour des meubles de jardins publics. Il s’agit d’un vrai enjeu. Lorsqu’une cliente achète un produit de beauté, elle n’a pas envie d’être sensibilisée aux problématiques de CO2. Il faut trouver un moyen de la mobiliser à un style de vie et à une consommation durable sans la dégouter… Nous allons organiser un grand workshop avec une centaine d’experts internationaux afin d’y réfléchir cette année.

Qu’avez-vous prévu à l’occasion du Business&Climate Summit qui se tient à Paris fin mai ?

Avec Carrefour, nous y participons au travers du Consumer Goods Forum qui s’engage à contribuer à long terme pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Il est très important que les entreprises se mobilisent et démontrent que ce n’est pas un frein à la croissance, aux revenus, et que ce mouvement va dans le sens de l’Histoire.

Propos recueillis par Gaëlle Fleitour

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