Le fabricant de téléphones portables ouvre un centre de recherche et développement en Seine-Saint-Denis, afin d'accroître son expertise dans le GSM et l'UMTS.
Le sud-coréen LG passe à la vitesse supérieure en Europe. Le fabricant de produits électroniques ouvre un centre européen de recherche et développement, spécialisé dans la téléphonie mobile. Situé à Villepinte (Seine-Saint-Denis), il ouvrira ses portes début 2005. « Si nous voulons faire partie des trois premiers fabricants mondiaux d'ici à 2006, nous devons impérativement nous développer dans les technologies GSM et UMTS », explique James Kim, président de LG Electronics en Europe. Mais, pour cela, ce spécialiste du CDMA - une norme concurrente du GSM - se devait de s'installer en Europe.
Beaucoup de facteurs ont mi- lité pour cette localisation en France. Avant tout, l'expertise et l'abondance d'ingénieurs français dans le secteur des télécoms, mais aussi la proximité de grands fabricants de puces pour portables, comme Texas Instruments ou Freescale. « Nous pouvons recruter de bons d'ingénieurs. Beaucoup d'entreprises sont présentes ici, comme Alcatel, Sagem, Wavecom, Philips... », souligne James Kim.
Une montée en puissance progressive
La proximité des grands clients et partenaires a joué également. « Le contenu sera clé dans le succès de la 3G. Il faut donc être proche des opérateurs et des fournisseurs de contenus. Il n'était pas envisageable de travailler depuis la Corée », poursuit-il. Londres a été un temps envisagé..., mais Samsung, le frère ennemi, y était implanté.
L'investissement dans le centre francilien sera progressif. Le fabricant injectera 26 millions d'euros en 2005, puis 34 millions en 2006, et enfin 41 millions en 2007. L'effectif comptera environ 200 salariés en 2006, avec moins de 10 % d'ingénieurs coréens.
Grâce à ces ressources locales, LG pourra accélérer sa politique de co-conception des téléphones avec les opérateurs européens. Vodafone, Orange... sont en effet de plus en plus soucieux de bénéficier de téléphones configurés spécifiquement pour leurs services. LG pourrait également s'affranchir de certains fournisseurs et, notamment, de Qualcomm, principal concepteur de puces UMTS pour les portables.« Nous nous interrogeons sur la possibilité de produire nos propres puces, mais rien n'a été encore décidé », explique Yong Shin, le nouveau directeur du centre de R&D européen.
Outre ce projet, « notre groupe va investir, au niveau européen, une centaine de millions d'euros l'année prochaine, pour assurer la promotion de la marque et des produits », précise Serge Simon, directeur de la division téléphonie mobile de LG France. De quoi faire une entrée en force sur le marché eu-ropéen.









