Les Yvelines soutiennent l'automobile
Le 16 avril 2009 par Patrick Désavie (Ile-de-France) | L'Usine Nouvelle n° 3143Le conseil général vient de lancer un plan de soutien de 346 millions d'euros qui comprend, notamment, la réalisation d'un pôle de référence et d'un circuit de formule 1 à Flins-Les Mureaux.
L'automobile est une activité vitale pour les Yvelines, tant en termes d'emplois qu'en termes de... rentrées fiscales. Le secteur fournit 34,4 % des recettes de taxe professionnelle du département. Premier employeur des Yvelines et principal contributeur en taxe professionnelle, l'automobile va bénéficier d'un plan de soutien exceptionnel de 346 millions d'euros entièrement financé par le conseil général.
Constatant une dégradation relativement forte et rapide de l'activité du secteur, le président (UMP) du conseil général des Yvelines, Pierre Bédier (lire son interview ci-dessous), a opté pour une démarche partenariale en organisant deux conférences avec toutes les parties concernées. Présenté à la mi-mars aux conseillers généraux, son plan de soutien à l'automobile a été voté à l'unanimité. Il sera mis en oeuvre d'ici à la fin 2010.
Un pôle de référence de toute la filière
Au-delà des mesures qui aideront les entreprises à surmonter la crise, le programme privilégie la recherche et l'innovation. Le département souhaite faire des Yvelines le pôle de référence de toute la filière automobile française. Le conseil général consacrera ainsi 135 millions d'euros au développement du véhicule du futur. L'enveloppe financera notamment le cluster porté par le pôle de compétitivité Mov'eo à Versailles-Satory.
Le département aidera également l'implantation du pôle technologique Vallée de l'automobile dans le secteur du Mantois, au nord-ouest des Yvelines. L'essentiel des crédits financerait la construction d'un circuit de formule 1 à Flins-Les Mureaux, au grand dam du collectif Flins sans F 1, qui dénonce « une catastrophe économique et environnementale programmée ». Mais le ministre d'Etat en charge de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, vient de déclarer que le circuit « n'était plus d'actualité ».
Le plan permettra, enfin, de financer certains équipements techniques et de soutenir l'éclosion de projets structurants, afin d'accroître l'attractivité du territoire. Ce volet, de 187 millions d'euros au total, prévoit l'amélioration de la desserte de plusieurs sites industriels. « Il s'agit de chantiers qui étaient prévus, mais dont la réalisation va être accélérée », précise David Morgant, le directeur général adjoint des services du conseil général. .

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