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Les villes sont de plus en plus nombreuses à vouloir leur téléphérique

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Plusieurs projets de téléphériques urbains sont en bonne voie. Ceux prévus entre Boulogne-Billancourt et Vélizy en Ile-de-France et à Toulouse devraient aboutir en 2020. Et les télécabines de Brest et de Fleury-les-Aubrais près d’Orléans seront inaugurés respectivement avant la fin de l’année 2016 et en 2018.

Les villes sont de plus en plus nombreuses à vouloir leur téléphérique © Brest

Relier Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à Vélizy (Yvelines) en téléphérique ? Cela pourrait bientôt être possible. Le projet est poussé par la municipalité de Vélizy. La ville accueille à la fois un centre commercial important et une zone d’activité. Un téléphérique permettrait de désengorger la très fréquentée nationale 118.

Une étude a été réalisée par Vélizy avec l’aide financière des autres communes concernées (Boulogne-Billancourt, Sèvres, Meudon). Elle prévoit un départ au niveau du pont de Sèvres, du côté de Boulogne-Billancourt afin d’assurer une correspondance avec le métro (ligne 12 et la future ligne 18) et plusieurs lignes d’autobus. 

Le projet penche également pour des cabines capables d'accueillir 35 voyageurs, soit un flux de  8 000 personnes par heure. Avec, à la clé, un budget de l’ordre de 100 millions d’euros. 

La mise en service à l’horizon est prévue pour 2020. Il reste un an d’études, qui sera suivi par deux ans de travaux. Reste à obtenir l’adoption, entre autres, du dossier technique, puis rechercher les financeurs, réaliser le dossier de présentation et mettre en place une concertation...

Un parcours d’obstacles, sur lequel le projet de téléphérique largement médiatisé d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a fini par buter, avec le refus des riverains.

Un téléphérique urbain ne peut pas survoler n’importe quel espace. Pascal Thévenot, le maire de Vélizy, est cependant confiant. "Le téléphérique ne survolera qu’un seul immeuble. Nous avons rencontré ses habitants et ils n’ont pas d’objection. Les cabines seront à une grande hauteur. Leur seule inquiétude portait sur le bruit. Or le téléphérique est silencieux."

 

Un téléphérique à Grenoble depuis 1934

Le projet Boulogne - Vélizy n’est pas le seul de ce type. En région parisienne, le Téléval, pour la liaison Créteil - Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, est le plus avancé. Il doit être présenté au Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) au cours du printemps 2016.

Il reliera en quatorze minutes la station de métro Pointe du Lac à la station d’autobus Bois Matar à Villeneuve-Saint-Georges avec une capacité de l’ordre de 10 000 voyageurs par jour.

Mais en septembre 2015, les pompiers ont demandé une modification du parcours, à cause du survol prévu de leur site de Valenton-Limeil, ce qui risque de provoquer des retards.

 

Le projet de Brest (Finistère) est très avancé. Le téléphérique reliera les deux rives de la Penfeld en trois minutes, avec une capacité de 1 200 passagers à l’heure. Le coût prévisionnel s’élève à 19,1 millions d’euros. Avec une mise en service prévue pour la fin de l’année 2016, il sera le deuxième téléphérique urbain en exploitation en France, après le site historique de Grenoble, en fonctionnement depuis… 1934, mais à vocation essentiellement touristique avec une capacité de 720 personnes à l’heure.

 

Ouverture en 2020 à Toulouse

A Fleury-les-Aubrais, près d’Orléans (Loiret), des télécabines franchiront au premier semestre 2018 les voies ferrées en à peine plus de deux minutes avec une capacité de 1 000 personnes à l’heure. Elles relieront gratuitement la gare des Aubrais au futur quartier d’affaires dit "Dessaux". L’investissement se chiffre à 12,5 millions d’euros.

A Toulouse (Haute-Garonne), enfin, le projet de Téléphérique urbain sud, nouvelle appellation de l’Aérotram, a été validé en octobre 2015 par Tisséo, le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine. L’approbation du bilan de la concertation a été votée le 9 décembre.

La ligne, longue de 2,6 kilomètres, reliera le campus Oncopole et l’université Paul-Sabatier en dix minutes avec une capacité de 6 000 à 7 000 personnes par jour, en passant au-dessus de la Garonne et de la colline de Pech David. Elle assurera une connexion avec la ligne B du métro.

Son coût estimé s’élève à entre 40 et 60 millions. Les entreprises en charge de la conception et de la réalisation seront choisies avant la fin de l’année 2016, pour une construction prévue en 2018-2019 et une ouverture de la ligne en 2020.

Et d’autres projets sont encore dans les cartons. Comme ceux devant relier les gares parisiennes d’Austerlitz et de Lyon, Goussainville (Val-d’Oise) à la gare de Villepinte (Seine-Saint-Denis), la station de métro Gallieni à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) avec les hauteurs de la commune, ou, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le Vieux-Port et Notre-Dame-de-la-Garde.

Patrice Desmedt

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1 commentaire

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20/01/2016 - 11h19 -

Les écolos sont des nuisibles,
n'oublions pas que l'Allemagne grâce à eux a fortement augmenté la production de ses centrales à charbon, inondant une partie de l'Europe de particules et de CO2,
doctrinaires imbéciles et dangereux
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Nom profil

18/08/2016 - 10h39 - Michel

Que viennent faire les ecolos ici? avec un commentaire ( les centrales à charbon ) qui n'a rien à voir avec le cable
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