Les ventes anglaises d'EDF recadrées
Par Ana Lutzky - Publié le
L’autorité de régulation britannique rétrécit les espoirs d’EDF de se renflouer. La vente de ses réseaux électriques se fera certainement à un prix plus bas que prévu.
EDF espérait tirer de ses ventes anglaises plus de quatre milliards d'euros. Un programme de cessions d'actifs de 5 milliards d’euros est en effet censé lui permettre de réduire son endettement. La vente des réseaux de distribution d'électricité qu'il possède au Royaume-Uni, lancée début octobre, devait en effet lui fournir une bonne partie des fonds souhaités par l’énergéticien avant la fin 2010. Ces réseaux mis en vente ont d’ailleurs suscité l'intérêt de plusieurs candidats. Des compagnies d'électricité et fonds spécialisés dans les infrastructures ont ainsi fait quelques tentatives d'approche (National Grid, l'opérateur du réseau à haute tension britannique, Hong Kong Cheung Kong Infrastructure Holdings, mais aussi le fonds Canada Pension Plan et le spécialiste australien des infrastructures Macquarie).
Reste que l'Ofgem, l'autorité britannique de régulation du marché de l'énergie, complique quelque peu la donne. Cette dernière a annoncé lundi qu'elle limiterait à 4%, un seuil plus bas qu'attendu, le rendement après impôt des capitaux investis au cours de la période de cinq ans qui débutera en avril prochain. Elle a indiqué dans la foulée qu'elle suivrait de près les opérations de concentration dans le secteur d'ici la mi-2010. De quoi faire réfléchir Scottish & Southern Energy, qui possède déjà deux des 14 réseaux britanniques d'électricité et avait dit envisager une offre en tandem sur les actifs d'EDF avec le canadien Borealis. Si les offres préliminaires sont attendues au début 2010, elles risquent d’être moins nombreuses que prévu, et moins fournies.

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












