Les transports et les PME, priorités régionales
Par De notre correspondant, Jean-Christophe Barla - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3155La crise a frappé durement la région. Mais les centaines de millions investis par les collectivités territoriales accélèrent la réalisation des projets indispensables au territoire.
S'ils n'étaient pas sous perfusion de leur maison mère, nombre de sites industriels de l'étang de Berre seraient en liquidation judiciaire. La crise a frappé ici plus violemment qu'ailleurs », explique Gérard Ferréol, le président du Groupement maritime et industriel de Fos-sur-Mer. Pourtant, elle n'a pas épargné non plus le Pays d'Arles (Tembec, Linpac, Papeteries Etienne), le Vaucluse (Papeteries de Malaucène, Kerry Aptunion...), le bassin de Rousset (Atmel, STMicroelectronics...), l'agglomération marseillaise (UNM, Cami-GMC...) ou la Côte d'Azur (Texas Instruments).
Pour soutenir l'économie, dès fin 2008, le conseil général des Bouches-du-Rhône a voté à l'unanimité, en plus des 551 millions d'euros inscrits à son budget 2009, un plan quinquennal d'un demi-milliard d'euros d'investissements, dont la moitié pour la communauté urbaine de Marseille. Pour son président, Jean-Noël Guérini, « il existe d'énormes disparités entre Marseille et les Pays d'Aix et d'Aubagne ou les pourtours de l'étang de Berre. Nous devons les corriger ».
LA FORMATION, UN AUTRE VECTEUR STRATÉGIQUE
Dans les Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, le président du conseil général, fait aussi le pari que pour un euro départemental investi, « cinq seront injectés dans l'économie ». Le département a prévu 400 millions pour 1 450 chantiers portés directement ou en partenariat. Quant au conseil régional, son budget d'investissement est passé entre 2008 et 2009 de 597,6 à 657 millions d'euros. L'axe privilégié : les transports, pour mieux desservir les pôles industriels de Lavera et Fos, l'aéroport de Marseille-Provence, contourner Arles... et renforcer l'offre de transports collectifs, sous l'impulsion d'un syndicat mixte. Sur la Côte d'Azur, la desserte de l'opération d'intérêt national EcoVallée dans la plaine du Var est une priorité.
La formation apparaît comme un autre vecteur stratégique. A Sophia-Antipolis, 72 millions d'euros seront consacrés au campus des Sciences des TIC. La Région crée un fonds pour l'insertion sociale pour les salariés de TPE et PME en difficulté ou peu qualifiés. Elle compte aussi sur ses 26 mini-pôles de compétitivité pour accélérer les mises en réseaux d'entreprises et les projets innovants, et structurer le tissu économique durablement.
Les restructurations lourdes de certaines filières accélèrent la mutation du territoire. Mais la seule aire métropolitaine marseillaise comptabiliserait 50 milliards d'euros d'investissements sur 140 projets publics et privés.

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