Le constructeur automobile français dément pour l’instant un transfert de production des DS5 et 508 en Allemagne.
Le week-end a été mouvementé pour Opel et PSA. Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) dans son édition de samedi 11 août évoquait l’hypothèse selon laquelle GM prévoirait le transfert de production de la DS5 et de la 508 de PSA dans son usine Opel de Rüsselsheim.
Selon son plan de production interne, révélé en partie par le journal, le constructeur américain compterait dès 2015 produire la DS5 actuellement conçue sur le site de Sochaux sur son site phare près de Francfort. Pour la 508, la production pourrait passer de Rennes à Rüsselsheim en 2016.
Face à ces rumeurs, les deux constructeurs n’ont pas manqué de réagir, en qualifiant ces informations de "spéculations". Un porte-parole de PSA a même expliqué que ces rumeurs n’étaient que des présuppositions sur des options de travail mises en avant par des journalistes ou des gens de l’extérieur.
Prudence
Opel et PSA ont renvoyé aux négociations en cours sur le contenu de l’alliance. "Les groupes de travail vont rendre leurs conclusions d'ici la fin de l'année. Pour l'instant tout ce qui peut être dit ce ne sont que des présuppositions sur des options de travail et il n'y a absolument rien du tout à annoncer aujourd'hui", a souligné le porte-parole de PSA.
Du côté des syndicats, la prudence est aussi de mise face à ces déclarations. Pour Pierre Comtesse (FO), délégué syndical à Rennes-La-Janais, cette information s’ajoute à beaucoup d’autres rumeurs. "Je suis très surpris de ces rumeurs sur un éventuel transfert de la 508 et la DS5 car ce n’est pas du tout ce qui a été annoncé dans le plan social du 25 juillet : le schéma directeur prévoit le maintien", assure-t-il à l’AFP.
Pour la CGT Sochaux, l'inquiétude se mêle à la colère. "Les annonces de la presse allemande font l’effet d’une douche froide, en confirmant que la direction PSA ne veut pas non plus produire en France une partie des moyens et gros modèles (segments C et D) et qu’elle préfère pouvoir y associer l’image de marque 'made in Germany'. Si on ne produit ni les petits modèles ni les gros on peut légitimement s’inquiéter de l’avenir que la direction PSA réserve aux emplois de la filière automobile dans nos régions", explique la CGT.
Ces déclarations interviennent quelques mois après la conclusion d’un accord stratégique entre les deux constructeurs et quelques semaines après la révélation d’un plan de suppressions de 8 000 emplois en France et la fermeture du site d’Aulnay par PSA.









