Les terminaux de santé, un marché en pleine croissance selon IBM
Par Christophe Dutheil - Publié le
Après les tensiomètres et les terminaux destinés aux patients souffrant d'Alzheimer, on peut s'attendre à voir émerger toute une vague de nouveaux terminaux communicants prochainement. Les professionnels vont devoir redoubler d'efforts pour analyser les données collectées.
Les particuliers sont de plus en plus demandeurs de terminaux de santé et de bien-être. Le constat émane d'IBM dans une nouvelle étude sur "l'avenir des terminaux communicants", publiée aux États-Unis. Partie des appareils de fitness, la demande s'est rapidement élargie aux terminaux destinés aux patients souffrant de graves maladies chroniques. Et elle évolue aujourd'hui, selon IBM, vers une franche plus large et fragmentée de la population en quête de meilleures données pour gérer ses problèmes quotidiens de santé.
L'actualité regorge d'exemples, à commencer par les tensiomètres connectés pour l'iPhone et l'iPad de la jeune pousse française Withings ou du spécialiste des tensiomètres Magnien (iHealth), qui sont entre autres vendus sur l'Apple Store ou dans certaines pharmacies. On a vu aussi se multiplier les applications pour smartphones comme Diabeo, proposée par l'éditeur Volutis et le Centre d’études et de recherches pour l’intensification du traitement du diabète. Et Orange et Sorin s'apprêtent à tester conjointement des pacemakers communicants.
Des échanges de données plus importants
Selon IBM, le secteur innove massivement, et l'on peut s'attendre à voir émerger encore bien d'autres solutions. Par exemple pour faciliter la géolocalisation et le maintien à domicile des personnes âgées ou pour les personnes suivant des régimes alimentaires, qui pourront vérifier si les efforts physiques qu'elles fournissent quotidiennement sont suffisants et être alertés si ce n'est pas le cas. Le groupe croit aussi en l'arrivée prochaine d'applications plus futuristes, notamment des capteurs lisant les ondes cérébrales pour retranscrire sur un avatar un indicateur de l'état psychique d'un patient ayant du mal à s'exprimer.
Les résultats de l'enquête d'IBM - menée auprès de 1.300 particuliers très susceptibles d'être intéressés – montrent que ce sont principalement à des problématiques d'échange de données que les inventeurs des nouveaux terminaux vont devoir répondre. Notamment en facilitant les communications avec les praticiens, les diagnostics à distance et les échanges d'informations avec des groupes de personnes souffrant de pathologies similaires.
Pour les fabricants, les partenariats avec des éditeurs, des spécialistes des contenus médicaux, et des opérateurs sont déjà clés, comme en témoignent les efforts conjoints d'Orange et de Sorin. Mais il y a un autre enjeu, d'après IBM : l'intégration et l'analyse des données collectées, dont le nombre devrait croître de façon exponentielle.
C'est bien possible. Mais n'oublions pas que Big Blue a probablement un parti pris le poussant à grossir le trait dans ce domaine : spécialisé dans l'intégration et l'analyse des données, il se positionne actuellement avec force sur le "Big Data". Autrement dit l'analyse de très grands volumes de données.

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