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L'Usine Aéro

Les surcoûts sur l'A350 devraient peser sur ses résultats, anticipe Zodiac

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Publié le , mis à jour le 15/03/2017 À 07H16

Infos Reuters PARIS (Reuters) - Alors que Safran prévoit de racheter Zodiac Aerospace, ce dernier a annoncé mardi anticiper désormais une baisse d'environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-17 et non plus une hausse de 10% à 20%. En cause, les surcoûts liés à la montée en cadence de l'A350.

Les surcoûts sur l'A350 devraient peser sur ses résultats, anticipe Zodiac
Zodiac Aerospace, que Safran prévoit de racheter, a annoncé mardi anticiper désormais une baisse d"environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-17 et non plus une hausse de 10% à 20%, un changement de pied imputé notamment aux surcoûts liés à la montée en cadence de l"A350. /Photo prise le 20 avril 2016/REUTERS/Benoît Tessier
© Benoit Tessier / Reuters

Le fournisseur d'Airbus et Boeing, qui pâtit depuis plus de deux ans de retards de livraisons, confirme toutefois dans un communiqué son objectif de retrouver son niveau de rentabilité historique en 2019-20 aux environs de 15% ("mid double digit"). La marge de Zodiac n'a cessé de se dégrader depuis les 14,5% de l'exercice 2012-13.

Mais le président de Zodiac Aerospace Olivier Zarrouati s'est refusé à répondre à la question d'un analyste sur la prévision de marge opérationnelle à deux chiffres en 2017-18, après avoir déjà effectué une série de "profit warnings" à cause de sa crise de production.

Le patron de l'équipementier a souligné que la montée en cadence de l'A350, dont Airbus a augmenté la production à près de 50 en 2016, a conduit Zodiac à tripler sa capacité de production, maintenant l'équipementier sous forte tension.

"Je crois que cet effort a été reconnu et nous permet maintenant d'avoir une relation avec l’avionneur, disons, apaisée", a-t-il dit à des journalistes.

Fabrice Brégier, le numéro deux d'Airbus, qui a tancé publiquement Zodiac à plusieurs reprises, a prévenu fin février que le groupe ne devait pas se laisser déstabiliser par son projet de rachat par Safran.

"Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais nous ne pensons pas avoir le même type de 'sur-effort' pendant le second semestre", a ajouté Olivier Zarrouati.

Les difficultés industrielles de l'usine de sièges de Cwmbran au Royaume-Uni, sous tension d'une grosse commande d'une compagnie aérienne, ont également pesé sur les coûts du groupe, a-t-il ajouté.

"L'inquiétude pourrait aujourd'hui concerner la volatilité parmi les divisions", estime Jefferies dans une note.

Le chiffre d'affaires des sièges a reculé de 5,3% au premier semestre et celui des équipements de cabines de 2,4%, tandis que la branche de systèmes aéronautiques a vu le sien progresser de 1,0%, en données publiées.

Safran a annoncé le 19 janvier un projet de rachat de Zodiac, qui donnerait naissance au numéro trois mondial du secteur derrière General Electric et United Technologies.

Interrogé sur la réaction de Safran à ce nouveau "profit warning", Olivier Zarrouati a répondu : "Safran n'en dit rien : il est normal que la communication soit faite au marché qui doit en avoir la primeur".

Safran n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.

Le fonds spéculatif TCI, qui s'oppose au projet de fusion, a estimé que ce nouveau "warning" plaidait pour l'abandon de l'opération.

"Zodiac connaît des difficultés extrêmes sur le plan financier et opérationnel et ses problèmes ne peuvent pas être réglés par la direction de Safran qui a effectué zéro 'due diligence' sur l'activité de Zodiac", a déclaré Ben Walker, partenaire chez TCI, dans une déclaration transmise à Reuters.

"Safran n'a pas encore signé d'accord engageant avec Zodiac et doit donc agir de manière responsable et abandonner l'opération maintenant", a-t-il ajouté.

Zodiac, qui publiera ses résultats semestriels le 20 avril, a également confirmé viser une stabilité de son chiffre d'affaires sur l'exercice, après un recul de 2,6% au premier semestre 2016-17 (septembre-février) à 2,445 milliards d'euros.

Pour Reuters, Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

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