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Les "sur-traitants" du numérique

Aurélie Barbaux

Publié le

On annonçait 100 milliards. Finalement, Facebook, le réseau social aux 900 millions d'amis, ne pourrait valoir « que » 70 à 87 milliards de dollars à la veille de son entrée en Bourse, prévue le 18 mai.

Les sur-traitants du numérique © Twistiti - Flickr - C.C.

Une valorisation pourtant pas si exorbitante, pour une entreprise de 3 539 employés, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,06 milliard de dollars au premier trimestre 2012. Car "la naissance de nouveaux critères de valorisation est l'une des dimensions essentielle de la révolution numérique. Les facteurs déterminants de la création de valeur ne sont plus seulement le travail ou le capital, mais majoritairement des facteurs immatériels et extérieurs aux organisations", expliquent Henri Verdier et Nicolas Colin, dans leur livre "L'âge de la multitude", tout juste paru aux éditions Armand Colin.

.À commencer par l'ensemble des individus pouvant créer de la valeur, sans pour autant en être employés : fournisseurs, clients, utilisateurs... La multitude. "Les gagnants de cette économie sont ceux qui mettent au point les stratégies les plus performantes de captation de cette puissance de la multitude." Parmi ces stratégies, la plus efficace semble être celle de la « plate-forme ». Le terme est galvaudé, mais dans l'ère numérique, il ne recouvre pas tant une prouesse technologique, que la mise à disposition de ses ressources dans une offre intégrée de tous les créateurs, designers et développeurs du marché. Modèle Apple store, Amazon ou... Facebook, qui permet à des milliers de sociétés et de développeurs d'intégrer sa plate-forme à leurs applications. Ces sociétés sont pour Facebook des "sur-traitantes".

Elles ne sont ni clientes de la plate-forme, ni sous-traitantes. Leur activité consiste à s'emparer des ressources mises à disposition par la plate-forme, souvent logicielle, pour "refaire" le service que rend son application (jeu, transaction, publications...), et le cas échéant le combiner avec d'autres. De quoi démultiplier la capacité de la fonction initiale de la plate-forme, le réseau social Facebook, et à capter la valeur de la multitude : ses 900 millions d'amis.
 

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