Les signaux passent au rouge pour l'industrie
Par Solène Davesne - Publié le
L'Insee a revu en nette baisse ses prévisions de croissance pour la fin de l'année. C'est du côté des entreprises et l'industrie que les signaux sont les plus inquiétants.
L'industrie française devrait connaître une fin d'année très difficile. Les dernières prévisions de l'Insee, publiées jeudi 6 octobre, dressent un scénario sombre pour le second semestre 2011. Pour l'Insee, le "choc d'incertitudes" observé cet été sur les marchés financiers s'est d'ores et déjà "transmis à l'économie réelle et a provoqué un tassement de la croissance". Résultat : les prévisions de croissance ont été révisées en forte baisse. Elles ne devraient être que de 0,3 % au troisième trimestre pour la France avant de stagner au dernier.
Mais c'est surtout du côté des entreprises françaises que le ralentissement devrait s'observer le plus. Alors que l'emploi et l'investissement des entreprises étaient restés bien orientés au premier semestre, les deux montrent des signes de faiblesse pour le dernier semestre.
Sur l'investissement, la situation est franchement inquiétante. L'institut de statistique ne table plus que sur une progression de 0.3% puis 0.1 % des dépenses d'investissement des entreprises pour les deux derniers trimestres de l'année, alors que les entreprises étaient loin d'avoir rattrapé leur retard d'investissement de 2008 et 2009.
chute au dernier trimestre
Dans sa prévision, l'Insee ne retient pourtant pas l'hypothèse d'un durcissement de l'accès au crédit pour lequel il n'existe pour le moment "aucune indication tangible". Mais les incertitudes ont poussé les industriels à reporter leurs projets, d'autant que, souligne Sandrine Duchêne, la chef économiste de l'Insee "les taux de marge des entreprises sont restés très bas pour une sortie de crise".
La production industrielle devrait stagner au troisième trimestre en France avant de plonger de 0,7 % au dernier trimestre. Conséquence, l'industrie qui s'était remis au premier semestre a créé des emplois nets devrait à nouveau en détruire au deuxième semestre selon l'Insee.
Les marges de manœuvres sont faibles pour les industriels. Dans les mois qui viennent, ils ne devraient pas pouvoir profiter de l'exportation pour tirer leurs carnets de commande, anticipe l'institut de statistique qui table sur un ralentissement de la demande des pays développés comme des pays émergents d'ici à la fin de l'année.
Du côté de la demande intérieure, la situation est à peine plus rose. En France, la consommation des ménages devrait subir au troisième trimestre un "rebond technique" avant de retomber au quatrième. Il va falloir faire le dos rond.
1 réaction
lavoixdupeuple | 07/10/2011 - 10H11
Expliquez-moi comment consommer plus alors que les salaires n augmentent pratiquement pas et que les prix les taxes redevances et impôts divers ne cessent d augmenter ? Nous n'allons quand même pas vivre a crédit comme l état Français pour vous satisfaire !

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