Les essais à blanc auraient du être réaliser en début de mois. Ils sont reportés à la date du 28 septembre.
Les raisons ? Le dossier de la LGV s’invite au programme des services de la Préfecture. Et avec la campagne des Sénatoriales, les sujets sensibles sont remis à plus tard. N’empêche ! L’inquiétude demeure chez les salariés de l’usine du norvégien Yara, à Pardies en Pyrénées-Atlantiques.
Ces essais à blanc doivent simuler les chargements de produits, les interventions des services de sécurité et d’incendie. Des essais obligatoires qui, s’ils s’avéraient positifs, devraient permettre au Préfet de délivrer le feu vert pour le projet qu’entend mener l’entreprise.
Le site a une capacité de production annuelle de 130 000 tonnes de nitrate dont 20 000 tonnes destinés aux marchés de l’Afrique subsaharienne, du Maghreb qui sont acheminées par train de Pau jusqu’à Port-la-Nouvelle, en Méditerranée.
Il faut rappeler que pour raccourcir ce circuit logistique, l’entreprise souhaite passer par le port de Bayonne, distant de 70 km de l’usine.
Le nitrate d’ammonium stocké dans des « bigbag » serait acheminé par train de la gare d’Artix jusqu’au port de Tarnos. Là, des grues enlèveraient les bigbag pour les déposer dans un bateau.
En juillet dernier, Yves Bonte, responsable du segment industrie au sein de Yara International, s’était rendu dans l’usine de Pardies. Il ne s’était pas privé de rappeler que le refus d’accueillir ce trafic sur le port de Bayonne, était préjudiciable pour l’entreprise, et a indiqué qu’une décision serait prise d’ici la fin du premier semestre 2012 pour l’usine et ses 94 salariés.
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