Le groupe UPM-Kymmene prévoit de vendre sa papeterie de Strasbourg avant fin août.
L'intersyndicale FO-CGT de la papeterie UPM-Stracel de Strasbourg (Bas-Rhin) appelle les 260 salariés à manifester mardi devant le Parlement européen, à deux mois et demi de la date butoir fixée par le groupe finlandais UPM-Kymmene pour la vente de l'usine.
"Nous tenons à rappeler à la Commission européenne que suite à sa décision du 13 juillet 2011 de valider le rachat par le groupe UPM du groupe papetier Myllykoski, un vaste plan de restructuration s’est mis en marche, entraînant le site de Stracel et ses 260 emplois. Aujourd’hui, c’est tout un pan de l’économie du Grand Est qui risque d’être impacté, avec les 1000 salariés de la filière bois", affirme l'intersyndicale.
"La direction d'UPM joue toujours la confidentialité sur le processus de vente, et c'est ce qui nous énerve le plus. Cela fait maintenant neuf mois qu'on est dans l'incertitude et cela devient très pénible à vivre", déplore Yves Bernauer, délégué FO.
Un repreneur potentiel a visité à plusieurs reprises les installations. Par "recoupements", les syndicats imaginent qu'il pourrait s'agir du Belge VPK Packaging. Si cette piste venait à se confirmer, l'usine de Strasbourg passerait alors de la fabrication de papier magazine à celle de papier carton, ce qui laisse craindre une réduction de moitié de l'effectif.











