[ACTUALISE] - Selon l’intersyndicale du site de Petit-Couronne ce 13 avril, les salariés vont toucher une part substantielle de la vente des stocks du site.
Cette part, considérée comme un trésor de guerre, servira à financer les éventuelles conséquences sociales de la procédure de redressement en cours, selon l’intersyndicale.
Dès l'origine du conflit, les salariés se sont assis sur les stocks de produits pétroliers en considérant qu'il s'agissait de leur "trésor de guerre". Ces stocks ont été évalués à quelque 200 millions d'euros.
Cette annonce fait suite à l’accord conclu avec la direction du site, le gouvernement et les banques. Il prévoit qu’une " part substantielle du produit de la vente des stocks revient, au travers d'un schéma fiduciaire novateur, à une association constituée par les organisations syndicales à l'effet de financer les éventuelles conséquences sociales de la procédure de redressement en cours".
Dans la matinée, Eric Besson, ministre de l'Industrie, a précisé qu'il allait signer l'accord "permettant de récupérer une partie de la trésorerie et des stocks de Petroplus", notamment au profit des salariés de Petit-Couronne. 83 millions d'euros serviront en ce sens. En effet, les banques vont restituer à la filiale française du groupe suisse Petroplus Marketing France 55 millions d'euros de trésorerie.
Par ailleurs, "50 % du produit de la vente des stocks seront versés à Petroplus Raffinerie Petit-Couronne (PRPC), d'une part pour contribuer au redémarrage de l'activité (17 millions d'euros), et d'autre part pour alimenter un fonds social qui sera géré paritairement par les employeurs et les organisations syndicales de PRPC et qui permettra de garantir l'avenir des salariés (83 millions d'euros)".
La raffinerie est en situation de redressement judiciaire pour six mois après la faillite de la maison-mère en Suisse. Elle est toujours à la recherche d’un repreneur. La date limite pour le dépôt des offres a été repoussée au 30 avril.











