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Quotidien des Usines

Les salariés de GM&S Industry ont piégé leur usine

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Depuis jeudi matin 11 mai, les salariés du sous-traitant automobile GM&S Industry basé à La Souterraine (Creuse) sont passés à la vitesse supérieure en installant des bouteilles de gaz autour de l'usine.

Les salariés de GM&S Industry ont piégé leur usine © D.R.

La tension est montée d'un cran, jeudi 11 mai en fin de matinée, sur le site GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), des bonbonnes de gaz Air Liquide positionnées sur le parking sont reliées à des bouteilles de gaz et des jerrycans d'essence. Les salariés ont également découpé au chalumeau une presse utilisée pour emboutir des pièces du constructeur PSA et détruit un poste à soudure à écran tactile. Ils entendent occuper le site jour et nuit et faire entendre leur colère face aux négociations qui tardent à aboutir entre les constructeurs et le directeur de l'usine, celle-ci étant en redressement judiciaire depuis le mois de décembre.

 

L'audience devant le tribunal de commerce de Poitiers prévue le 5 mai a été reportée au 23 mai pour donner une chance supplémentaire à un potentiel repreneur de déposer une offre. A ce jour le groupe français GMD, basé à Saint-Etienne (Loire), n'a pas déposé d'offre ferme de reprise mais une lettre d'intention avec l'objectif de repartir avec une centaine de salariés sur 283.

 

La crainte d'une liquidation judiciaire

Les salariés redoutent maintenant la liquidation de l'usine, faute de charge de travail suffisante de la part des donneurs d'ordres PSA et Renault. Ils se sont respectivement engagés à hauteur de 10 millions et 5 millions, loin des 40 millions nécessaires pour sauver l'effectif total.

Dans un communiqué daté du 9 mai, ils constatent que "après presque quinze jours de négociations entre le directeur de transition et les constructeurs, rien n’est acté... De qui se moque-t-on ! Nous n’avons aucune nouvelle et aucun contact avec les administrateurs judiciaires Maîtres Gladel et Rousseau". Par ailleurs, ils en appellent au futur chef de l'Etat. "Monsieur Macron ne peut pas dire qu’il n’est pas au courant, car nous avions eu des échanges avec son cabinet lorsqu’il était au gouvernement, et il y a à peine une semaine, nous lui avons remis un dossier en main propre. Une continuité doit être assurée et nous avons le sentiment que ce n’est pas le cas."

Les salariés demandent sans attendre une réunion avec PSA et Renault et un comité d'entreprise extraordinaire en présence des administrateurs judiciaires. "Alors que le secteur automobile se porte très bien au regard des niveaux de ventes de véhicules et résultats des constructeurs, alors qu’eux même affichent leurs soutiens écrits via des courriers ou des propos dans la presse mais sans aucun chiffre concret, alors que le gouvernement via BpiFrance et la région Nouvelle- Aquitaine ont versé 1,7 million d’euros pour poursuivre l’activité, alors que nous sommes la deuxième entreprise privée de la Creuse… Alors que tout le monde dit nous soutenir, il ne serait pas possible de se voir affecter moins de 1 % du chiffre d’affaires de l’emboutissage en France pour que notre entreprise puisse vivre avec le maximum de salariés et des solutions pour tous ?"

Corinne Mérigaud

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