Les salariés d’Hélio Corbeil veulent créer une Scop
Par Patrick Désavie (Ile-de-France) - Publié leSocial. Le Tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marne) a reporté au 26 octobre sa décision concernant l’avenir d’Hélio Corbeil à Corbeil-Essonnes (Essonne), un des établissements du groupe CirclePrinters France, actuellement en redressement judiciaire.
Ce délai pourrait permettre aux salariés d’avancer vers le projet de constitution d’une Société Coopérative et Participative (Scop) qui rachèterait l’usine.
« Pour l’instant, il n’y a aucun acheteur potentiel pour le site », précise Bruno Arasa, délégué syndicat CGT. « Pour ce qui concerne la Scop, nous n’en sommes qu’à l’étude préliminaire. Sa réalisation dépend surtout du chiffre d’affaires potentiel et donc de la charge de travail des éditeurs qui nous confient leurs tâches d’impression ».
Un premier point de la situation révèle, par ailleurs, que la Scop devrait, dans un premier temps, investir environ deux millions d’euros pour une remise aux normes de ses équipements. Les salariés, qui ont reçu un soutien de principe de la mairie UMP de Corbeil-Essonnes, ont sollicité du préfet de l’Essonne et obtenu la tenue d’une table-ronde. « La date n’est pas encore fixée, mais cette réunion devrait se tenir la semaine prochaine et rassembler les parties prenantes ; les dirigeants de l’entreprise, les salariés, les politiques et les éditeurs », poursuit Bruno Arasa.
Les représentants du personnel pourraient être amenés à demander un nouveau délai au tribunal de commerce. Ils espèrent avoir gain de cause. « Nous ne sommes pas dans l’urgence immédiate », note encore M.Arasa. « Certes, le chiffre d’affaires a beaucoup chuté par la faute de nos patrons qui n’ont rien fait pour le préserver mais l’exploitation de l’usine ressort encore en équilibre ».
Hélio Corbeil a réalisé 18 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010 et emploie 114 salariés.
Le 22 février dernier, CirclePrinters avait annoncé que les sociétés opérationnelles françaises filiales de CirclePrinters France, à l’exception de l’entreprise de routage BHR, avaient été placées sous la protection du Tribunal de Commerce de Meaux en procédure de redressement judiciaire. « Cette décision prise par l’équipe de direction de CirclePrinters France intervient après que le conseil d’administration de la holding européenne ait décidé de suspendre le soutien financier au groupe français jusqu'à ce que soit effectuée une complète réorganisation de ses activités », précisait un communiqué du groupe.
Le Tribunal de commerce de Meaux a également remis au 26 octobre sa décision concernant une autre filiale de CirclePrinters, l’entreprise Graphic Brochage à Pontault-Combault (Seine-et-Marne).

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