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Les revenus très secrets de la Grande boucle

Par Arnaud Dumas - Publié le
Tour de France arrivée à Paris
© FlickR - CC - Ian Joyce

Notre série sur le Tour de France se penche aujourd'hui sur le modèle économique du célèbre événement sportif. S'il est aisé d'identifier les financeurs de ces 21 jours de spectacle, difficile d'isoler les montants. Etat des lieux.

C’est l’une des compétitions sportives les plus suivies au monde. En 2011, pas moins de 195 pays ont ainsi négocié avec Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur du Tour de France, les droits de retransmission télévisés de la manifestation.

Cette année, ce sont les télévisions sud-coréennes et thaïlandaises qui ont rejoint le panel des pays diffuseurs. Pas étonnant que le tour s’internationalise et ajoute régulièrement de nouveaux pays à son tableau de chasse. Les droits de retransmission constituent  60% des recettes générées par la course et représentent donc le véritable enjeu pour l’organisateur. Le reste des recettes se répartit entre les sponsors du Tour de France (Vittel, Skoda, Orange, Brandt, etc.), qui génèrent 30 % des revenus, et les villes étapes (10 % des revenus) qui payent pour accueillir la course.

En revanche, difficile de dire combien le Tour de France rapporte à son organisateur… ASO, la filiale du groupe Amaury, demeure discrète sur le montant de ses recettes. En tout, elle affiche un chiffre d’affaires annuel de 150 millions d’euros. Près des deux tiers, soit environ 100 millions d’euros, sont réalisés avec les dix-sept courses cyclistes gérées par ASO, dont le Paris-Roubaix, le Paris-Nice, la Flèche Wallonne et, bien sûr, le Tour de France. Le reste de ses recettes provient des autres manifestations sportives qu’elle organise, en athlétisme, golf, sports mécaniques, etc. A l'heure des comptes, L'Usine Nouvelle n'est pas de la confidence.
 

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