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Les résultats d'Echo en 10 points clés

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Les 10 Points clés :

• 50% des internautes s'expriment
Le web social, participatif et conversationnel, n’est alimenté que par la moitié des internautes. 12% seulement prennent la parole régulièrement, alors que 9 sondés sur 10 déclarent utiliser Internet pour acheter ou préparer un achat.

• 90% des internautes utilisent les moteurs de recherche pour prendre une décision
Les moteurs de recherche sont devenus la première source d'information, y compris en phase d’achat. 89% des internautes français interrogés s’y réfèrent dont 60% comme source privilégiée, loin devant sites éditoriaux (14%). Ces moteurs sont d’ailleurs crédités d’un indice de confiance égal aux sources personnelles (amis proches, relations, collègues, voisins et autres utilisateurs ou experts du produit recherché), loin devant les blogs, Facebook et Twitter.

• Les sites des marques restent une référence pour le consommateur
Avec 5/10 d'indice de confiance, le poids des médias sociaux ne s’avère que très relatif dans le processus de décision du consommateur alors que les sites de marques affichent 6,3/10. Les différents supports de la sphère marchande (sites marchands, comparateurs, site d’avis de consommateurs) enregistrent, quant à eux, une moyenne de 6,4/10 tandis que les autres sources d’information plus « classiques » comme les forums obtiennent 5,8/10.

• Produits et services sont au cœur des conversations
Selon Echo, « cette relative méfiance des internautes à l’égard des médias sociaux est d’autant plus regrettable que parmi les 50% de contributeurs, près de la moitié s’y expriment à propos d’un produit ou d’un service, essentiellement pour le recommander (9%) ou autant pour le critiquer que le prescrire (36%) contre 2% seulement d’avis publiés pour s’en plaindre ». Chez les blogueurs, la tendance est encore plus marquée : 96% prennent la parole sur des produits ou services, 77% pour les critiquer à part égale positivement et négativement, 15% pour les recommander et 4% pour s’en plaindre.

• Le vrai profil du blogueur « influenceur »
Décrypté pour la première fois, le blogeur, considéré par les annonceurs comme « agents d’influence » aurait un profil très éloigné de l’internaute moyen. Ce serait un trentenaire, actif urbain (83% en Région Parisienne), célibataire et très CSP+ (revenus supérieurs à 50K€/an) et qui contraste avec la population moyenne qu’il est supposé influencer : 44 ans en moyenne, urbain (64%), en couple avec enfants et de CSP moyenne à inférieure (44%).

• Des blogueurs aux comportements très différents
Selon l'étude, « la sélection de « Echo » de 52 blogueurs présente également de nombreuses différences avec le segment de blogueurs déclarés au sein de la population représentative des internautes français ».
9% seulement annoncent un niveau de revenu supérieur à 50K€ /an contre 40% pour l’échantillon spécifique blogueurs. 3% d’entre eux utilisent une page personnalisable (ex. Netvibes ou iGoogle) comme page de démarrage contre 23% chez les blogueurs « étalon ». Ils ne sont que 38% à laisser régulièrement des commentaires sur les forums, blogs contre 81% chez les blogueurs référents.

• Moteurs de recherche contre médias sociaux
L'enquête établit que les moteurs de recherches tiennent encore un rôle plus important dans le processus d’influence de l’internaute français que celui des médias sociaux et mentionne « qu' il semble aujourd’hui plus prioritaire pour un annonceur de privilégier son SEO (« Search Engine Otpimization ») que son SMO (« Social Media Optimization ») ».

• Les marques ont tout à gagner avec une politique basée sur la transparence et la sincérité
En tenant compte des résultats de cette étude, Echo indique que « la stratégie social media d’une marque devrait toujours se faire à partir de critères reposant sur la création d’une relation sincère, transparente et surtout pérenne. En effet, les sources en lesquelles l’internaute français fait davantage confiance sont clairement identifiées comme étant basée sur le relationnel (amis proches, relations de travail ou de voisinage, experts dans son entourage…). De fait, la marque peut établir une relation durable avec sa communauté à condition de répondre aux mêmes attentes de proximité, voire de complicité et surtout de valeur ajoutée (il ne doit s’agir d’une relation commerciale déguisée…), et ainsi en attendre – peut-être – une certaine réciprocité ».

• Les internautes veillent à leur e-réputation
78% des sondés déclarent prendre garde au informations qu'ils diffusent et veillent à leur identité numérique, par des actions simples mais très concrètes. 70% ont déjà tapé leur nom sur un moteur, et 1/4 d’entre eux le fait régulièrement. Ils sont très prudents également sur les informations concernant leur conjoint, leurs enfants ou l’entourage proche (50% ne les communiquent jamais). Idem pour la vigilance sur les revenus (44%), le numéro de téléphone fixe (41%), le numéro de carte bancaire (32%) et les données biométriques (31%). Néanmoins 7% seulement des sondés estiment maîtriser tout à fait leur e-réputation et sont logiquement plus d’un sur deux à souhaiter pouvoir mieux la contrôler.

• Les risques sur le web freineraient la prise de parole des internautes
Après analyse des déclarations des sondés, le Baromètre Echo se pose la question de savoir si « la relative vulnérabilité perçue par les internautes français serait l’un des freins à la prise de parole sur le web social. Si on peut le penser, indique les auteurs de l'enquête, rien ne nous permet encore de l’affirmer par les chiffres. C’est un point qui sera suivi de près lors de notre prochaine vague. Toutefois, on peut considérer qu’une meilleure information concernant les précautions de base à observer permettrait d’aider et de rassurer l’internaute français dans son envie de participer davantage à la conversation (pour rappel seuls 12% prennent régulièrement la parole, mais 24% envisagent de le faire). En l’occurrence, nous pensons que les principaux vecteurs d’information « d’utilité publique » que sont d’une part les pouvoir publics, et d’autres part les médias, pourraient largement contribuer à dédramatiser la situation tout en prodiguant les bons conseils ».

Sibylle Lhopiteau

A lire aussi : Les médias sociaux influencent-ils vraiment les clients ?


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