L’avènement de Viadeo, LinkedIn et autres réseaux sociaux sur le Web crée de nouvelles pratiques chez les candidats, que les recruteurs ne peuvent ignorer. Ils sont de plus en plus nombreux à miser sur ces outils pour cibler des profils particuliers, mais aussi soigner leur image en tant qu’employeur.
Si les cabinets de recrutement et de chasseurs de têtes ont été les premiers à s’intéresser aux sites de réseaux sociaux, c’est maintenant au tour des entreprises de s’en emparer directement. Elles sont près de 3000 en France à recruter grâce à Viadeo et environ 13000 via LinkedIn, les deux principaux sites de mise en relation professionnelle. Certaines, comme IBM ou Capgemini, sont d’ailleurs présentes sur les deux plates-formes. Le mouvement est bel et bien en marche, même si, au total, seulement 2% des recruteurs utilisent pour l’instant ces outils. Les secteurs des NTIC, de l’informatique et des télécoms sont les plus représentés en France, néanmoins l’industrie s’y met doucement.
Renault, Thalès, Areva, EADS et Total ont compris l’intérêt que représentent ces nouveaux medias. Car, si elles voient affluer un grand nombre de CV, elles reçoivent peu de candidats déjà en poste.
Areva mise également
sur l’omniprésence, en animant des communautés sur LinkedIn, Viadeo Weavlink, Twitter et Facebook. EADS pour l’instant n’a investi que des réseaux professionnels, mais avoue réfléchir à une éventuelle participation à Facebook. Néanmoins, quel que soit leur degré de présence sur les réseaux sociaux, aller sur le Net devient un réflexe de base pour bon nombre de recruteurs. Parmi les entreprises interrogées par Weavlink, 28 % jugent ces réseaux indispensables. Ils figurent d’ailleurs parmi les tops 2009 que les professionnels des ressources humaines ont sélectionnés lors de la conférence annuelle dédiée aux innovations en ressources humaines 2010, le 13 octobre dernier.
Pour 41% des recruteurs, il s’agit de s’adapter à la génération Y, les jeunes de moins de 30 ans qui font aujourd’hui leur entrée dans le monde du travail. Mais aussi, pour 17% d’entre eux, de se démarquer de leurs concurrents. Surtout, l’outil leur permet de se renseigner rapidement sur un candidat, de voir comment il s’exprime sur un sujet au travers d’un forum ou d’un blog, de solliciter directement un professionnel, ou même de repérer dans ses contacts les personnes susceptibles de correspondre à leurs besoins. « Lorsque je recherche un professionnel, je vais systématiquement sur Viadeo et LinkedIn. Je cible certaines sociétés et regarde si parmi les salariés de ces sociétés membres du réseau, il n’y en a pas un qui m’intéresse. Cela, bien sûr, nem’empêche pas de continuer à utiliser parallèlement les méthodes classiques de la chasse de têtes », explique Sébastien Bompart, associé du cabinet de recrutement Taste RH.
Les candidats doivent veiller à leur réputation
Ces habitudes récentes impliquent, du coup, de nouvelles attitudes chez les candidats. « Ces outils collaboratifs sont sympas mais peuvent se révéler extrêmement dangereux. Tous les recoupements sont possibles et même si les candidats sont auteurs, ils peuvent être amenés à le regretter. Le droit à l’oubli numérique n’est pas en place aujourd’hui. Il faut veiller à garder une attitude professionnelle et une présence homogène sur le Web », prévient Sébastien Bompard, signataire de la charte « réseaux sociaux, internet, vie privée et recrutement ». Ce dernier met particulièrement en garde contre l’étalage de sa vie privée sur Facebook, comme la mise en ligne de photos de soirées étudiantes un peu trop arrosées. « Aujourd’hui, les candidats doivent gérer leur présence sur le net comme une marque, c’est ce qu’on appelle le “personal branding”, et faire attention à leur “e-réputation” », insiste-t-il. Pour le candidat, il s’agit non seulement de développer sa notoriété sur la toile et, à l’instar des entreprises, d’affirmer sa différence pour attirer le regard des employeurs, mais aussi de bien gérer ses traces numériques !
Nathalie Tran
FO DALLE | 08/02/2010 - 15H14
En Effet, Il ne s'agit seulement de notoriété sur le WEB, mais surtout de diagnostiquer via ces liens NTIC WEB :
Le professionalisme des candidats tout en vérifiant les références concrètes et professionnelles des candidats ( Le bon profil aura plus que les questions pertinentes, mais aura les axes d'avenir sur le secteur ciblé).
C'est la raison pour laquelle Le CV Anomyne (en essais actuellement) reste restrictif pour les recruteurs.
Fabian | 07/02/2010 - 18H21
Oui le web2 marketing et bien la nouvelle tendance.De mon avis Le personal branding et tres impotant pour ce demarqué sur le net.
Fabian
http://www.successfulfabian.acnrep.com


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