Les prix Inria célèbrent les maths au service de l’industrie

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L’institut de recherche sur le numérique a distingué des mathématiciens dont les recherches trouvent des applications dans la simulation informatique, l’économie, ou encore le traitement d’images.

Pour leur deuxième édition, les prix Inria n’ont pas manqué de rappeler la double vocation de l’institut, au carrefour des sciences mathématiques et informatiques.  Mais les distinctions annoncées jeudi 14 juin dans l’enceinte du Collège de France ont aussi pour caractéristique d’illustrer l’application de mathématiques de pointe à des problèmes économiques ou technologiques.

Pierre-Louis Lions, Grand prix Inria 2012, professeur à Polytechnique et au Collège de France, où il est titulaire de la chaire "Equations aux dérivées partielles et applications", a proposé ses idées innovantes dans des domaines aussi divers que la finance et la mécanique des fluides. Il a reçu la médaille Fields en 1994.

Le prix Jeune Chercheur a distingué Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria. Ce Polytechnicien, après une thèse en informatique à Berkeley, est devenu un spécialiste de l’apprentissage statistique, où l’art d’automatiser l’exploitation de données complexes, pour, par exemple, créer une machine qui est capable de déflouter une image automatiquement. En 2011 il a créé sa propre équipe  sur ce champ de recherche, qui fait constamment l’aller et retour entre théorie et applications.

Le maillage d’un modèle numérique d’un composant est une étape clé de la simulation de son comportement mécanique, thermique… Une centaine de logiciels de simulation dans le monde utilisent la méthode développée par Paul-Louis George, directeur de recherche à l’Inria, et récompensé cette année par le prix de l’Innovation Inria-Dassault Systèmes.

L’Inria a également récompensé des collaborateurs de l’institut pour leur activité de soutien à la recherche. David Margery, prix du soutien à la recherche et à l’innovation, est le directeur technique de la plateforme Grid 5000, une "grille" de 1500 ordinateurs répartis sur 11 sites, permettant aux chercheurs de tester des technologies d’informatique distribuée. Quant à Marie-Agnès Enard, Frédéric Carette et Sylvain Karpf, prix du service de support à la recherche, ils ont mis en place le plateau Inria d’Euratechnologies, à Lille, où les chercheurs font la démonstration de leurs dernières avancées devant des industriels.

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