LES PRESTATAIRES PRIVÉS DÉCOURAGÉS
Par CHRISTOPHE BYS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3267Alors que le chômage progresse à nouveau, l'externalisation du suivi des demandeurs d'emplois à des opérateurs privés montre ses limites. Pôle Emploi y avait eu recours pour faire face à l'augmentation du nombre de chômeurs. Fin novembre 2011, un conseiller suivait 115 demandeurs d'emplois, contre 85 fin 2008. Il n'est pas sûr que le recours à des opérateurs privés soit toujours aisé. François Béharel, le président de Randstad France, qui avait obtenu plusieurs lots, indique ne pas avoir gagné d'argent et préfère jeter l'éponge. En cause notamment : des conditions drastiques qui ont empêché l'émergence d'économies d'échelle « pour l'accueil, il fallait des équipes dédiées et des locaux spécifiques ». Arnaud de la Tour, le président du Prisme, le syndicat professionnel de l'intérim, tout en insistant sur les bonnes relations entre ses adhérents et Pôle Emploi, concède que la procédure d'appel d'offres par lots est difficile à gérer. En outre, une étude de la Dares rendue publique le 6 janvier montre que les chômeurs suivis par Pôle Emploi connaissaient de meilleur taux de retour à l'emploi, ils sont 43 % dans cette situation, contre 38 % pour ceux suivis par des opérateurs privés.











