Non, le rapport Gallois n'est pas enterré. C'est le message essentiel que le gouvernement entendait faire passer à l'issue d'une première réunion interministérielle sur la compétitivité hors-coût à Matignon.
"Le rapport de Louis Gallois est trés important et sera une contribution forte. Mais il est logique que les administrations et les ministères mènent leur s propres démarches en appui du rapport Gallois", a assuré Pierre Moscovici, le ministre de l'économie. Voilà pour clore la polémique après les propos de François Hollande assurant que le rapport "n'engageait pas le premier ministre ni le gouvernemen".
Sur le fond, le gouvernement devrait adopter une approche globale de la compétitivité , sans cibler spécifiquement l'industrie. "Il n'y a pas d'un côté les secteurs abrités et ceux qui sont exposés, il n'y a pas d'un côté l'industrie et les services", analyse Pierre Moscovici
Concernant l'amélioration hors-coût, le gouvernement a identifié plusieurs pistes de réformes, qui restent encore à affiner : augmenter les efforts de R&D, améliorer le financement de l'économie grâce à la banque publique d'investissement mais aussi mieux orienter l'épargne vers les entreprises.
La réforme du financement des exportations françaises et la poursuite des négociations avec les partenaires sociaux sur la sécurisation du marché du travail font aussi parti des objectifs de compétitivité.
Des réformes d'une ampleur inédite
Le gouvernement devrait aussi s'attaquer à un certain nombre de professions réglementées, dans le secteur des transports ou le logement pour renforcer la compétitivité de l'économie. "Nous préparons des réformes structurelles d'une ampleur inédite", assure Pierre Moscovici.
Les avancées sur la question de la compétitivité coût - qui doit faire l'objet d'une nouvelle réunion interministérielle vendredi - seront en revanche d'une ampleur beaucoup moindre, si on en croit la prudence du ministre de l'économie.
"Un effort historique a été fait pour redresser les comptes publics. Nous avons demandé 30 milliards d'euros d'effort. Il faut veuiller à ne pas trop pénaliser le pouvoir d'achat. Ce n'est pas l'intérêt des entreprises" de voir leur demande adressée baisser, juge le ministre de l'économie.









