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LES POINTS NOIRS

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2880

> La conjoncture difficile a entraîné une redistribution des cartes dans la Plastic Vallée autour d'Oyonnax (01) permettant au groupe plasturgiste monégasque Mecaplast de prendre fin 2002 et début 2003 le contrôle de deux entreprises locales en difficulté : le groupe Neyr et une usine du groupe Ariès, toutes deux spécialisées dans les pièces plastiques pour l'industrie, et l'automobile en particulier.

> Face aux difficultés du marché de la sous-traitance électronique, l'américain Sanmina Corporation transfère actuellement sa filiale SCI France de Grenoble (38) à Cherbourg (50) et supprime 200 postes sur place.

> L'entreprise de moulinage textile Billion Mayor repart en mai 2003 dans le cadre d'une nouvelle holding baptisée Billion Mayor Industrie, mais elle exploite seulement l'unité de Dieulefit (26) qui emploie 62 salariés. Au total, la défaillance de l'entreprise a entraîné la suppression d'une centaine d'emplois en Ardèche et en Isère.

> L'entreprise Keller Dorian (filiale du hollandais TCI), qui emploie 84 salariés à Lyon (69) dans les cylindres d'impression destinés aux fabricants de papiers peints, sols plastiques, maroquinerie, a été placée en redressement judiciaire début 2003 avec une période d'observation de six mois.

> Pénalisée par la chute du marché des vidéo-cassettes qui représente un quart de ses débouchés, Toray Plastiques Europe, filiale du japonais Toray, supprimera en 2003, 110 postes sur 530 salariés dans son usine de Beynost (01), spécialisée dans les films polyester ultraminces.

> L'entreprise Novoplastic, qui emploie 80 salariés dans les tubes plastiques pour l'industrie du bâtiment et les travaux publics à Bellegarde (01), a été placée en redressement judiciaire en mars 2003. Elle dispose de cinq mois pour présenter un plan de redressement.

> Pour faire face à une situation financière difficile, l'éditeur lyonnais de logiciels de jeux vidéos Atari (ex. Infogrames) a supprimé 280 postes sur un total de 470 à Lyon (69).

> Déstabilisé par deux changements d'actionnaires en l'espace de six mois, le fabricant de pièces mécaniques pour l'automobile, Termoz, qui emploie 250 salariés dans son usine de Chassieu (69), envisage un plan social qui pourrait déboucher sur la suppression de 70 à 140 postes en 2003.

> Confronté à la dégradation persistante du marché de la publiphonie, le groupe Mecelec supprime 69 postes sur 300 dans son usine de Mauves (07) et 17 sur 60 dans celle de Saint-Agrève (07), toutes deux spécialisées dans le matériel téléphonique et le matériel de branchement de gaz et d'électricité.

> Dans le cadre de la rationalisation de ses activités, le groupe Thomson fermera, d'ici à fin 2003, son site Thomson Plasma SAS de Moirans (38), qui emploie 70 salariés, dont 60 ingénieurs, au profit du site de Rennes (35).

> Dans le cadre d'un projet de réorganisation, le fabricant de chaussures, Charles Jourdan, a supprimé début 2003 près de 90 postes dans son usine de Romans (26), qui emploie environ 500 personnes.

> Faute d'avoir pu digérer la reprise de deux sociétés en l'espace de quelques mois, ID9 Prima, spécialisée à Meylan (38) dans l'édition de logiciels pour les établissements de soins, a été placée début 2003 en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. La jeune entreprise, filiale de l'éditeur de progiciels Prologue Software, regroupe 166 personnes dont une dizaine de professionnels de la santé.

> La reprise par la société marseillaise Coder de Trouillet Semi-Remorques, en redressement judiciaire depuis août 2002, a entraîné le licenciement de 242 des 358 salariés du groupe. Si le site de Balbigny (42) poursuit son activité, celui de Saint-Chamond (42) est en cours de fermeture.

> Silicomp (France), qui employait 870 salariés à Montbonnot (38) dans l'ingénierie informatique industrielle, supprime 80 postes, soit 9 % de ses effectifs, dans le cadre d'un plan social annoncé au printemps de 2003. La mesure concerne essentiellement les sites de Montbonnot et Lyon (69).

> Malgré sa stratégie tournée vers le haut de gamme et l'exploitation de prestigieuses licences (Lacroix, Rochas, etc.), le fabricant de montures de lunettes optiques et solaires Berthet Bondet à Bellignat (01) a été liquidé au printemps 2003 entraînant la suppression de 120 emplois.

> Pour faire face à la crise de la téléphonie, un de ses principaux marchés, le groupe suisse Ascom licenciera, courant 2003, 71 salariés, dont une cinquantaine sur son site de Guilherand-Granges(07) près de Valence (26). Ce dernier compte environ 280 salariés dans la conception de systèmes automatisés de paiement de services (téléphone, péage autoroutier, parking, etc.).

> L'allemand Degussa fermera, d'ici à fin 2003, son usine SKW Métallurgie à Bellegarde-sur-Valserine (01), spécialisée dans le carbure de calcium pour la fabrication de gaz acétylène et la désulfuration des fontes de hauts fourneaux. Une centaine de postes vont être supprimés.

> Dans le cadre de son plan de rationalisation, Atofina va progressivement fermer, d'ici à 2004, son usine de Villard-Bonnot (38) qui emploie 168 personnes dans la production de matières plastiques de base (PVC), de dérivés organiques du phosphore et d'émulsions acryliques.

> Confrontée à une baisse de son chiffre d'affaires Le Gaillard SA, qui emploie 130 salariés dans le prêt-à-porter féminin à Roanne (42), a été placée en redressement judiciaire début avril 2003, avec mise en observation pour une période six mois. Le plan de relance pourrait entraîner la suppression d'une quarantaine d'emplois

> Placée en redressement judiciaire au printemps dernier avec mise en observation pour une période de six mois, le fabricant de machines de bobinage pour l'automobile Prosys à Fillinges (74) pourrait licencier 70 de ses 105 salariés. Prosys Production, sa filiale spécialisée dans les lignes de bobinage, poursuit ses activités. Mais son effectif pourrait passer de 35 à 25 salariés.

> Victime de la baisse du marché américain et de la crise de la téléphonie, l'entreprise de décolletage Fort Maurice (150 salariés), à Annemasse (74), a été placée en redressement judiciaire au printemps 2003 avec une période d'observation de six mois. Une cinquantaine d'emplois sont menacés.

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