Les PME de la pharma s'inquiètent
Par Rémy Maucourt - Publié le
La fédération des petites entreprises pharmaceutiques, l'Amlis, demande vendredi une révision des taxes imposées au secteur.
Elles sont inquiètes pour leur avenir, elles dénoncent "un manque de reconnaissance de leur véritable valeur". Les PME de la filière pharmaceutique, rarement évoquées dans les médias, cherchent à attirer l'attention.
Les critères des autorités de la santé se font plus draconiens, ce qui pose un problème aux plus petits acteurs. "Au prétexte du manque de moyens financiers, les autorités sont poussées à ne plus reconnaître le progrès incrémental" qui consiste à améliorer ou optimiser un médicament en proposant "un dosage mieux adapté" ou une "meilleure observance", relève l'Amlis.
Les PME protestent également contre les taxes spécifiques s'appliquant au secteur. On peut citer comme exemple les redevances de visas publicitaires, le financement de la formation continue des médecins (DPC) ou l'augmentation de la taxe annuelle sur les spécialités.
Selon l'Amlis, les 13 taxes touchant l'industrie du médicament représentent 3% du chiffre d'affaires des PME. Dans ce contexte, l'association préconise de prendre des mesures pour que les PME de la santé "ne disparaissent pas". Par exemple de changer le calcul des taxes "indexées uniquement sur le chiffre d'affaires" pour intégrer un plafond "en fonction de la taille et de la rentabilité".

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