Les partenariats toujours actifs au sein des écoles
Le 18 juin 2009 par Arnaud Dumas | L'Usine Nouvelle n° 3152Les entreprises continuent à financer la recherche des écoles d'ingénieurs, la création de chaires industrielles restant dynamique.
Malgré les difficultés économiques, les financements accordés par les entreprises pour développer la recherche et l'enseignement ne ralentissent pas. « La recherche contractuelle a énormément crû en 2007 et 2008, de l'ordre de 15 % par an, annonce ainsi Benoît Legait, le directeur de Mines ParisTech. Sur le début 2009, le nombre de signatures de contrats s'est maintenu à un niveau élevé, toujours en progression. » Mines ParisTech a lancé trois chaires depuis le début de l'année, avec des budgets s'étalant de 250 000 à 600 000 euros. La dernière en date réunit cinq industriels sur le thème des bioplastiques. Et d'autres sont encore en projet, dont une sur la captation de CO2. Les Mines ne sont pas un cas isolé. « Je ne crois pas que les entreprises vont lever le pied sur les chaires industrielles », affirme Louise Giroux, la directrice générale de Philanthropia, un cabinet spécialisé dans l'accompagnement des écoles pour les levées de fonds. Depuis le début de la crise, elle n'a pas vu la porte des chefs d'entreprise se fermer.
Avec un bémol néanmoins. « Ils recherchent des partenariats plus significatifs et sont plus vigilants sur le retour qu'ils en auront », analyse-t-elle. Ils veillent à ce que les thèmes de recherche rejoignent davantage leurs préoccupations.
Des secteurs économiques affichent plus de dynamisme, comme l'énergie et le développement durable. Suez Environnement a signé deux chaires relatives à la gestion de l'eau, l'une avec l'Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, l'autre avec Mines ParisTech et AgroParisTech. Aux Mines de Paris, seul un industriel spécialisé dans la métallurgie s'est retiré d'un projet et un autre souhaite étaler le paiement de son don.











