Les plans sur la filière nucléaire britannique vacillent, alors que l'autorité de sûreté a trouvé des failles dans les concepts des réacteurs de troisième génération français et américain.
La direction de la Santé et de la Sécurité britannique (HSE), équivalent de l’Autorité de Sûreté nucléaire française outre-manche, a demandé des comptes aux constructeurs de l’EPR et de l’AP-1000. Elle a prévenu vendredi qu'elle pourrait ne pas approuver les concepts de nouveaux réacteurs nucléaires des groupes français EDF et Areva, et de l'américain Westinghouse, s'ils ne répondaient pas à ses réserves. Cet organisme a expliqué cela dans un rapport d'étape.

Générateurs de vapeur du futur EPR arrivés en Finlande
Européanisation de la sûreté nucléaire
Un rapport qui s’inscrit dans un contexte de mutualisation européenne des standards de sécurité nucléaire. Dans une déclaration commune rendue publique début novembre, les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont en effet déjà émis d'importantes réserves sur le système de pilotage ("contrôle-commande") de l'EPR.
Le futur énergétique de la Grande-Bretagne en question
Le processus d'évaluation des deux concepts de réacteurs ne devrait pas être achevé avant 2011. En rallongeant ou pas le délai de 2017 prévu par Londres pour l’entrée en fonctionnement de nouveaux réacteurs, l’autorité britannique dispose d’une position clé pour faire ou défaire les plans du gouvernement. A cette échéance, le gouvernement britannique craint une pénurie énergétique par manque d’infrastructures, les centrales au charbon ayant été fermées et les énergies renouvelables insuffisamment développées. Le gouvernement britannique a en effet décidé in extremis début 2008 de relancer la construction de centrales nucléaires au Royaume-Uni, afin de remplacer son parc de réacteurs vieillissant, et d'assurer la sécurité de l'approvisionnement en énergie du pays. Plusieurs groupes se sont déjà portés candidats à la construction de nouvelles centrales, dont EDF (allié au britannique Centrica), les allemands EON et RWE, et un consortium regroupant GDF Suez, l'espagnol Iberdrola et le britannique Scottish and Southern Energy.
dédé la sardine | 30/11/2009 - 08H26
Il est clair que ces réacteurs ne sont pas prêts. A revoir de toute urgence. Le lobby international des nucléaires va en prendre un sérieux coup, et les rosbifs vont devoir s'éclairer à la bougie.
zelectron | 28/11/2009 - 19H22
Il y a des question qui ne peuvent pas avoir de réponses pour cause de secret professionnel. Les rédacteurs ont une tâche très difficile d'explication, tout en n'expliquant pas, sans avoir à expliquer, tout en expliquant


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