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L'Usine Santé

Les nouveaux anticancéreux permettent-ils aux malades de vivre plus longtemps ?

Astrid Gouzik ,

Publié le

Vu sur le web 3,43 mois, c’est le gain de vie moyen apporté par les 53 nouvelles molécules mises sur le marché entre 2003 et 2013 dans le traitement du cancer.

Les nouveaux anticancéreux permettent-ils aux malades de vivre plus longtemps ? © Pixabay - DarkoStojanovic - c.c.

Ils sont le fruit de longues années de recherche et souvent d’investissements massifs dans de nouvelles technologies afin de pouvoir les développer… Pourtant les nouveaux traitements contre le cancer sont au cœur d’une vaste polémique à cause de leur prix bien souvent exorbitant. Mais ce coût imposé aux Etats et aux malades est-il au moins justifié ? C’est l’éclairage qu’a voulu apporter la revue spécialisée JAMA Oncology  dans une étude publiée en décembre et repérée par nos confrères de La Tribune. Ils ont regardé de plus près l’efficacité de 53 molécules mises sur le marché entre 2003 et 2013. L’objectif était de comparer la valeur thérapeutique de tous les nouveaux médicaments contre le cancer approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) et l'Agence européenne des médicaments (EMA) durant ces 10 ans et évaluées par les agences du médicament anglaise, française et australienne.

21% n'apportent ni gain de vie ni amélioration de la qualité de vie

Conclusion : 43% de ces nouveaux anticancéreux ont prolongé l’espérance de vie de 3 mois ou plus. Pour 11% d’entre eux, l’espérance de vie a été allongée de moins de 3 mois. Et concernant 30% de ces traitements, il n’existe aucune preuve suggérant que l’espérance de vie ait été prolongée par rapport aux meilleurs traitements déjà existants. En moyenne, le gain de vie apporté par les molécules étudiées est de 3,43 mois. Sur ces 53 nouveaux anticancéreux, 42% étaient associées, au moins, à un allongement de l’espérance de vie ou une amélioration de la qualité de vie. Mais 21% d’entre eux n’apportent ni l’un ni l’autre, selon la revue scientifique.

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