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Quotidien des Usines

Les négociations patinent à GM&S Industry

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Publié le , mis à jour le 17/05/2017 À 10H18

La rencontre organisée lundi 15 mai entre les constructeurs PSA et Renault, les représentants des salariés du sous-traitant GM&S Industry basé à La Souterraine (Creuse), le mandataire judiciaire et des élus locaux n'a pas permis d'aboutir à un accord.

Les négociations patinent à GM&S Industry
Les négociations se poursuivent à GM&S Industry
© D.R.

La marche nationale de soutien aux salariés du sous-traitant GM&S Industry a rassemblé, le 16 mai, quelques 2 000 participants qui ont rallié la mairie de La Souterraine (Creuse) depuis l'usine soit un périple de près de 4 km effectué sous une chaleur torride. Comme annoncé, les deux anciens candidats à la Présidentielle Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou ont pris part à la manifestation tout en demandant au président de la République Emmanuel Macron de se saisir rapidement du dossier. Dans le cortège, étaient présents de nombreux syndicalistes CGT des secteurs de la métallurgie et de la santé avaient fait le déplacement depuis l'Ile-de-France, la Bourgogne et l'Alsace ainsi que de nombreux élus locaux creusois, mobilisés pour soutenir le deuxième employeur privé du département. Sur un charriot élévateur en tête du cortège, les portraits des salariés étaient affichés pour rappeler "qu'ils ne sont pas que des chiffres". De nombreux commerçants avaient également tiré le rideau au passage du cortège pour soutenir les salariés dont la plupart réside sur la commune ou aux alentours.  

La table ronde organisée le 15 mai à la préfecture de Guéret (Creuse), entre les constructeurs PSA et Renault, l'intersyndicale CGT-FO de GM&S Industry, le directeur du site de La Souterraine (Creuse) Jean-François Fargeton et le mandataire judiciaire n'aura pas tenu toutes ses promesses. A l'issue de sept heures de négociations où la tension était palpable, les représentants des salariés annonçaient à 21h30 heures à la centaine de leurs collègues massés devant la préfecture l'échec de la réunion. Les constructeurs ont pourtant fait un geste en proposant d'augmenter chacun leur carnet de commandes d'un million d'euros, ce qui pourrait permettre de sauver quelque 160 emplois. Mais cela reste insuffisant pour les salariés, au regard des 40 millions d'euros de chiffre d'affaires nécessaires pour conserver la totalité de l'effectif.

Quant au groupe GMD, intéressé par une reprise, il n'a toujours pas déposé d'offre ferme alors que la prochaine audience devant le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) est fixée au 23 mai.

"Cette réunion était un peu surréaliste"

On est donc loin du compte pour les salariés qui souhaiteraient conserver 240 emplois sur les 277. "Il y a eu très peu d'avancées, simplement une discussion pour une possible activité avec 150 personnes mais sans savoir comment, précise Vincent Labrousse, délégué CGT, pourquoi pas alors avec 240 salariés ? Cette réunion était un peu surréaliste." "Les constructeurs doivent contacter les groupes GMD et Magnéto pour trouver une solution. Nous leur avons envoyé un signe fort puisque 30 à 40 salariés sont volontaires pour partir. De plus, la région Nouvelle-Aquitaine a voté hier un nouveau prêt de 580 000 euros pour soutenir l'activité. Cela peut permettre de repousser la période de négociation à fin juin. Nous avons des possibilités de diversification en tôlerie dans le secteur automobile et hors automobile, ce que nous avions commencé à mettre en œuvre. Ce serait difficile de continuer avec un effectif réduit et nous prendrions alors le risque d'être encore plus dépendant des donneurs d'ordre et de devenir une simple usine de frappe qui fermerait dans deux à cinq ans" ajoute-t-il.

Les salariés attendent la nomination du nouveau ministre de l'Economie afin qu'il se saisisse rapidement du dossier. A 15 heures, une manifestation nationale de soutien est prévue devant l'usine puis à 17 heures à la mairie de La Souterraine à laquelle Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou sont attendus. Une nouvelle réunion est programmée jeudi 18 mai à la préfecture de Guéret.

Les salariés continuent, quant à eux, d'occuper l'usine qu'ils ont piégée depuis le 11 mai en disposant des bonbonnes de gaz reliées à des jerrycans d'essence.

Corinne Mérigaud

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