LES NÉGOCIATIONS COINCENT
Par CÉCILE MAILLARD - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3255La question de la pénibilité et d'un départ anticipé, que le gouvernement a refusé de lier à celle des retraites, revient sur le tapis par le biais des négociations de branche. L'industrie pétrolière a signé le 19 septembre un accord qui prévoit des départs anticipés pour les salariés ayant occupé des emplois postés. Dans la chimie, les discussions avancent sur la prévention de la pénibilité, mais achoppent justement sur la « compensation » à proposer aux salariés exposés à la pénibilité. L'Union des industries chimiques (UIC) y est farouchement opposée : « Nous n'avons pas vocation à nous substituer à la loi et nous laisserons les entreprises décider de ce qu'elles veulent faire », précise son directeur des affaires sociales. La CGT, quant à elle, refuse de signer un accord s'il n'aborde que la prévention. Le syndicat réclame notamment des départs à la retraite avancés pour les métiers pénibles. Les entreprises de plus de 50 salariés doivent présenter un plan antipénibilité avant le 31 décembre, celles de 50 à 300 pouvant être couvertes par un accord de branche.











