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Renault négocie son avenir industriel en France

Les négociations chez Renault piétinent

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Mobilisation mardi 29/01/2013 à Renault Lardy
© CGT

Syndicats et direction de Renault sont entrés pour de bon dans la négociation, ce mardi 29 janvier, discutant de trois des propositions faites par le constructeur lors des premières rencontres. 3500 salariés se sont mis en grève sur tous les sites.

Les choses n’ont pas du tout avancé lors de la huitième journée de négociations entre direction et syndicats de Renault qui s'est déroulée ce mardi 29 janvier. "La direction ne veut absolument pas sortir du cadre des mesures qu’elle a annoncées lors des rencontres précédentes, indique Jean-François Pibouleau, délégué syndical central adjoint de la CGT. Elle refuse de discuter de sa stratégie, qui consiste uniquement à réduire coûte que coûte la masse salariale."

Les syndicats attendaient des précisions sur la production en France. Renault a confirmé une nouvelle charge de 80 000 véhicules de la part de ses partenaires, mais a refusé de donner des détails sur leur affectation sur un site ou un autre. La CGT réclame un rééquilibrage des volumes de production entre les sites français et ceux de Roumanie, Turquie, Espagne, tandis que la CFDT demande plus de volume sur les véhicules de marque Renault.

Tous les sites en grève sauf Cléon et le siège

Côté social, le constructeur s’est contenté d’écouter les contre-propositions des organisations syndicales. Lors des sept premières rencontres, la direction de Renault avait annoncé 8 200 suppressions de postes d’ici fin 2016 (15 % des effectifs), une hausse de 6,5 % du temps de travail en moyenne, un gel des salaires pendant un an, des mobilités obligatoires entre sites, une réforme du compte épargne temps et du compte formation. Ce mardi, elle a concédé quelques compensations aux salariés contraints de partir en mobilité : ils seront prévenus deux mois à l’avance et auront droit à une journée de congé supplémentaire par mois.

Pendant que les représentants négocient, la grogne monte dans les usines. Renault a recensé 3 500 grévistes, contre 2 500 la semaine dernière. Tous les sites ont été touchés, sauf Cléon, qui débraye mercredi. Le siège n'est pas nons plus impacté. A Flins, 32 % des salariés étaient en grève, 20 % au Mans.

La reprise des négociations est programmée pour le mardi 5 février, journée pour laquelle les syndicats ont lancé un appel à des "usines mortes".

Cécile Maillard
 

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