Des projets de paquebots et de navires de plaisance du futur pourraient rapidement voir le jour. Écologiques dans leur conception et dans leur propulsion, ils sont à la recherche de financements.
Des projets de paquebots et de navires de plaisance du futur pourraient rapidement voir le jour. Écologiques dans leur conception et dans leur propulsion, ils sont à la recherche de financements.
L'armateur français Didier Spade se donne un an pour trouver les 400 millions d'euros nécessaires au lancement de son projet : un nouveau paquebot "France". La construction doit débuter sur le chantier STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) en 2013. Ce paquebot de 600 places aux formes révolutionnaires doit être écologique. Sa consommation sera beaucoup plus faible que celle des navires actuels.
Mais pour le voir voguer sur les mers en 2015, il reste à trouver le financement. Une question qui revient comme une ritournelle. Elle a été souvent entendue à Invest (in) Blue, un événement organisé au Palais Brongniart de Paris par Oséo, le Fonds stratégique d'investissement (FSI), le Pôle Mer et le journal Le Marin.
En France, tout le monde travaille sur des navires plus sûrs en cas d'avarie, utilisant des matériaux "verts" et surtout moins polluants. Les futurs paquebots, mais aussi les ferries doivent évoluer dans ce sens. C'est déjà le cas des porte-conteneurs les plus modernes. Et les navires de plaisance n'y échappent pas.
Une innovation active
Le projet Éphèse concernant le voilier du futur doit voir le jour dans quatre ou cinq ans. Les coordinateurs Julian Stone et la navigatrice Catherine Chabaud sont venus défendre ce navire concept construit avec des bio-composants. "95 % des coques de bateaux de plaisance sont réalisées en composite. "Nous proposons de les remplacer par des végétaux", explique Julian Stone.
Pour naviguer, ce navire devra utiliser les voiles et un moteur électrique complémentaire. "Le ticket pour concrétiser ce projet est de 10 millions d'euros." La réponse sur les financements doit être connue avant la fin de l'année.
Si Laurent Castaing, le nouveau patron de STX France, estime que la crise et la baisse des investissements avec "moitié moins de commandes de paquebots n'a pas freiné l'innovation". Il reconnaît que pour les ferries, la situation est différente avec "une concurrence exacerbée et une situation économique de compagnies très tendue. C'est difficile de payer l'innovation. Pour les énergies nouvelles renouvelables (ENR), beaucoup de monde a des idées, mais la machine à financer n'est pas en route".
Une PME comme Jifmar Offshore Services a besoin de 50 millions d'euros pour développer ses navires d'assistance offshore pour le pétrole ou les ENR. Mais "il est difficile de convaincre les partenaires financiers", se plaint son patron, Jean-Michel Berud.
Dans ces conditions, il faut être malin et innovant. STX pense à de nouveaux modes de financements. Impossible d'en savoir plus. Laurent Castaing prévient que "le financement est devenu un endroit de concurrence entre les acteurs de la construction navale".









