L'Usine de l'Aéro

Montée des cadences de production des grands programmes aéronautiques, émergence de nouveaux acteurs, intégration des technologies numériques, relations entres les sous-traitants et les donneurs d’ordre : le secteur aéronautique ne manque pas de défis. La mission de ce site ? Décrypter les stratégies des grands avionneurs que sont Airbus et Boeing, comprendre la montée en puissance d’acteurs comme Comac, Bombardier, Embraer et Sukoi, scruter l’émergence de nouvelles tendances (des drones aux solutions numériques) et analyser la bataille des motoristes (Safran, Rolls-Royce, Pratt & Whitney, General Electric).

 

 

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Les Mureaux fêtent cent ans de conquête spatiale

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La maquette numérique
La maquette numérique
© Astrium

De la maquette numérique au hall d’intégration de la fusée Ariane 5, le PDG d’Astrium François Auque présente les étapes de fabrication de l’étage principal du lanceur.

"C’est ici, en 1912, qu’ont eu lieu les premiers essais d’hydravions sur la Seine", rappelle François Auque, le PDG d’Astrium (5 milliards d’euros de chiffre d’affaires), en faisant visiter le site des Mureaux (Yvelines). Cent ans plus tard, le leader européen du spatial y emploie 1 900 personnes, pour des applications civiles et militaires.

"Ici, nous avons deux piliers, civil avec Ariane 5, et militaire avec le missile balistique M51. Le bureau d’études qui conçoit Ariane est le même que celui qui développe le M51. Cette dualité fait partie intégrante de notre vie aux Mureaux", précise le PDG.

Astrium a investi 190 millions d’euros ces quatre dernières années dans son outil industriel. "Nous avons un projet de modernisation de l’outil d’usinage. Il s’agit de gagner en précision et d’optimiser les temps de cycle", explique François Auque.

Dans ce centre d’usinage, où les fraiseuses travaillent en parallèle sur Ariane 5 et le missile M51, les ingénieurs œuvrent autour des panneaux en aluminium qui composent les différentes parties de l’étage supérieur cryotechnique. Perdre en poids et gagner en solidité, c’est autour de ces deux enjeux que travaille Astrium. A terme, ces panneaux auront une épaisseur de 1,75 millimètre.

Un record de cinquante tirs

Avant de partir à Kourou (Guyane), par la mer, l’étage principal cryotechnique (EPC) est finalisé dans un hall d’intégration aussi haut que l’arc de triomphe. A l’EPC sont intégrés le réservoir, la jupe avant, le bâti-moteur et le moteur Vulcain 2. Une fois à Kourou l’intégration de l’EPC prend encore deux mois. Ce lanceur pourrait mettre en orbite Skynet d’ici la fin de l’année.

Aujourd’hui, Ariane a réussi cinquante tirs successifs. Un record. "C’est important de conserver l’avance que nous avons et je voudrais rendre hommage à Hubert Currien qui a lancé le programme Ariane alors qu’il était ministre", a déclaré Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, jeudi 20 septembre, à la fin de sa visite du site des Mureaux.

Le conseil de l’Agence spatiale européenne devra statuer en novembre sur le futur d’Ariane 5. Le choix porte sur une version améliorée de la fusée, Ariane 5 ME, qui aura une capacité d’emport de 12 tonnes, soit 20 % de plus qu’actuellement, ou sur la conception d’une nouvelle fusée Ariane 6.


La machine Mc Bormill de formage de grands panneaux aluminium

- © Astrium

Basculement d'un EPC pour transport vers Kourou

- © Astrium

La maquette numérique

- © Astrium

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