Les Molex : nouveau recours devant les instances internationales
Par Amandine Ascensio - Publié le
Social. D’anciens salariés de Molex et la Fédération CGT de la Métallurgie ont saisi le 28 février l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour porter un recours contre leur ex-employeur Molex.
« Nous avons déposé une requête devant l’organe chargé de veiller au respect, par les multinationales, des principes directeurs de l’OCDE », a déclaré Jean-Marc Denjean, l’avocat des ex-salariés et de la fédération CGT de la métallurgie.
L’organe en question est le PCN (Point de contact national), composé de représentants de l’Etat, des syndicats et du patronat, à Paris, qui doit saisir à son tour le PCN américain pour faire pression sur Molex.
La requête doit être relayée aux Etats-Unis par le Syndicat « American Federation of Labour-Congress of Industrial Organizations » (AFL-CIO).
Maître Denjean dit s’appuyer sur des textes de l’OCDE prévoyant qu’une entreprise doit préserver les moyens d’existence des salariés et s’inscrire dans un processus de concertation pour atténuer les « effets défavorables » des mesures qu’elle envisage de prendre.
Après fermeture de leur usine en 2009, et le licenciement des 283 salariés, le géant américain Molex a aussi, un an plus tard, cessé de financer le plan social. C’est donc l’Etat et l’Assurance de garantie des salaires (AGS) qui se sont substitué à l’entreprise américaine pour payer les sommes dues aux 19 élus du personnel, et pour assurer le fonctionnement de la cellule de reclassement.
La saga Molex est devenue l’illustration des luttes salariales contre ces entreprises jugées rentables et viables, mais fermées au nom d’une logique financière globale.
D'autres procédures ont été lancées plus récemment concernant notamment les groupes Sodexo ou Accor.
Amandine Ascensio, avec l’AFP

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