Deux jours après la mise en redressement judiciaire la semaine dernière, la direction a convoqué ce 5 juin un comité central d’entreprise extraordinaire à Châteaulin.
Selon les syndicats, des premiers licenciements sont envisagés au siège administratif du volailler Doux. "Il ne faut pas se voiler la face, il y a du licenciement dans l'air (...). On n'a aucune garantie sur les emplois. Ils (la direction) vont commencer (les supressions d'emplois) par le siège administratif avant d'atteindre les sites. Personne n'est à l'abri au sein du groupe Doux", a affirmé la déléguée syndicale FO, Nadine Hourmant.
"Il (le directeur général) nous a dit: +la première vague de licenciement, c'est l'administratif+. A partir de demain, on est reparti pour des plans de licenciements incessants dans le groupe", a indiqué de son côté le délégué CGT, Raymond Gouiffes.
Avant même cette rencontre, la déléguée centrale FO de Doux se disait peu confiante en la direction."Je veux que notre direction soit honnête avec notre personnel, que toutes les informations, que toutes les cartes soient mises sur table", a-t-elle ajouté.
Elle a notamment mis en avant la nécessité d’avoir de la part de la direction des réponses sur le devenir du groupe Doux, le montant de la dette réelle et la raison du refus de la proposition d’aide du gouvernement à hauteur de 35 millions d’euros.
"J'attends que mon employeur s'exprime et nous donne sa version", a également déclaré la syndicaliste. "Il faut qu'on puisse travailler sereinement, main dans la main et qu'on se dise qu'on a tous un groupe à sauver, les emplois, les fournisseurs, les aviculteurs qui travaillent pour nous, a poursuivi la responsable syndicale. Des choses ont été promises aux aviculteurs mais on va aviser au fil de l'eau. Ce n'est pas la première fois qu'on nous dit que tout va bien et que finalement on plonge".
Du côté des éleveurs, ils devraient être payés comptant pour leurs prochaines livraisons, afin que l’activité du groupe puisse se poursuivre sur le court terme au moins.
Ces paiements ne concerneront cependant pas, à ce stade, les arriérés dus aux quelque 800 éleveurs français sous contrat avec le leader européen de la volaille. Ceux-ci subissent des retards de 60 à 80 jours en moyenne, et jusqu'à 115 jours dans certains cas.











