Les marchés sont hors de contrôle
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Ce n’est pas moi qui le dit, mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui juge les marchés « vraiment hors de contrôle », dans une interview donnée au Financial Times le jeudi 20 mai. « C'est pourquoi nous avons vraiment besoin d'une régulation efficace, c'est à dire de créer un mécanisme de marché qui fonctionne correctement » a-t-il ajouté dans cette interview donnée avant l’annonce par Angela Merkel de l’interdiction des ventes à découvert à nu sur les CDS pour freiner
Cette décision unilatérale a reçu l’onction de la Commission européenne a posteriori, mais a suscité l’ire de
Pour revenir à l’Europe, les montagnes russes de l’euro et des bourses mondiales sont bâties à l’aune des déclarations des responsables politiques de l’Union. Chaque brèche dans l’union est aussitôt exploitée et traduite dans une baisse des principaux indices dans l’heure qui suit. La journée de jeudi en a été un bel exemple avec une ouverture en hausse de Paris, soutenue par les valeurs bancaires, avant de rechuter dans l’après-midi suite aux déclarations de Jean-Claude Juncker qui s’est s'est étonné jeudi de l’unilatéralisme allemand. Une bréche qui succédait à celle déjà ouverte par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde qui s’était étonnée des déclarations d’Angela Merkel l’a ouvertement contredit : "Je ne crois absolument pas que l'euro soit en danger. L'euro est une devise solide, crédible qui a assuré la stabilité de la zone pendant plus de dix ans", a-t-elle ainsi déclaré.
L’euro qui semble s’aligner sur les fils de déclaration. Ainsi après son plus bas depuis quatre mercredi, une rumeur sur une possible intervention de la BCE et une intervention de la Suisse sur sa monnaie l’ont fait remonter brièvement, pour se stabiliser à 1.2357 dollars jeudi soir.
L’industrie en première ligne
En cas de crise, les valeurs cycliques sont toujours les premières touchées. La règle se confirme encore avec une baisse générale des valeurs industrielles à Wall- Street jeudi avec GE, Caterpillar, Alcoa, Exxon, Chevron, Boeing en tête de liste. Indice qui ne trompe pas, le Vix du Chicago Board Exchange qui mesure la volatilité sur les marchés d’actions américains, joyeusement baptisé, "indice de la peur", a bondi en séance de 28% à 45,21 points, un plus haut de séance sans précédent depuis avril 2009.
A Paris, l’indice du secteur industriel dévissait de 2,51% avec Alcatel et Vallourec en tête du palmarès des baisses.

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