Les logiciels de gestion malades de leur interface

Par  - Publié le
Logiciels
© D.R.

Selon une étude réalisée par IDC et l’éditeur IFS, que L’Usine Nouvelle s’est procuré en avant-première, la mauvaise ergonomie des logiciels de gestion nuit à la productivité des entreprises.

Les sentiments des utilisateurs sur la complexité d’utilisation de nombre de logiciels de gestion ne sont pas une simple vue de l’esprit. Une enquête réalisée par IDC pour le compte de l’éditeur IFS, que L’Usine Nouvelle s’est procurée, mesure l’ampleur des dégâts. Les collaborateurs des entreprises sont rompus, à titre privé, à l’utilisation des interfaces les plus évoluées sur leurs smartphones et leurs tablettes. Au bureau, ils sont d’autant plus critiques vis-à-vis des progiciels qu’on leur impose. IDC a interrogé 1 244 cadres supérieurs issus de neuf pays. Leurs conclusions sont sans appel.

Moins d’un tiers d’entre eux trouvent que leurs applications sont intuitives et faciles à utiliser. Dans le détail, on constate que les logiciels offrent un accès assez simple pour les fonctions de base, mais que les choses se compliquent dès que l’utilisateur se frotte aux fonctions avancées.

60 % des sondés estiment que certains domaines d’application peuvent être améliorés. Il faut dire qu’ils sont presque aussi nombreux à estimer que leur système informatique est non-intuitif et illogique, ce qui rend la tâche ardue aux nouveaux utilisateurs. IDC a recueilli des commentaires : "le système est vraiment compliqué… à tel point que presque tous les employés ont du mal à l’utiliser" ; "manque de flexibilité dans le processus d’exécution et difficulté pour récupérer les erreurs" ; "Le système n’est pas assez intuitif pour des utilisateurs capables de faire quelque chose de nouveau sans faire appel au service d’assistance."

Au final, une perte de productivité. 36 % des sondés ont affaire à des tâches qui leur font perdre du temps lorsqu’elles sont opérées avec le système de gestion. Au hit-parade des tâches chronophages, la recherche d’information au travers d’une structure de navigation complexe, devant l’apprentissage et la maîtrise de nouvelles fonctions, et les problèmes liés à la performance du système.

Les cadres estiment que leur logiciel n’a pas été conçu dans un but de convivialité. Le constat est sévère pour les différents éditeurs, mais la situation n’est pas désespérée. Ils sont une majorité à penser que leur éditeur pourra les aider dans leurs tentatives de changement. Particulièrement en faisant le nécessaire pour que les utilisateurs puissent reconfigurer les applications sans faire appel à une assistance externe et en augmentant la flexibilité des applications. Les utilisateurs demandent donc plus d’autonomie et manifestent ainsi leur désir de plus s’impliquer dans l’amélioration de leur outil de travail. Seront-ils écoutés ?

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
Recevez nos newsletters

Identifiez-vous