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Les industries brésiliennes plus dévoreuses d’énergie que jamais

Le 24 août 2010 par Yann Le Houelleur
Industrie au Brésil
© DR

Quelques mois avant les élections générales, le gouvernement Lula a publié des statistiques faisant état d’une flambée de la consommation d’électricité par le secteur industriel. Nombre de grandes entreprises réalisent d’importants investissements. Cette année, le PIB or et vert devrait croître de 6,6%.

De toute évidence, la première économie de la région latino-américaine a le vent en poupe. L’augmentation de la consommation d’électricité dans le secteur industriel pendant le mois de juillet 2010 a été la plus importante enregistrée par les autorités. Ce mois-là, les industries ont utilisé 15.900 kilowatt-heure (GW), une flambée de 13,7 % par rapport à juillet 2009. L’Entreprise d’études énergétiques (EPE), organe lié au ministère des Mines et Energies, fait le diagnostic suivant : «Conjugué à d’autres facteurs tels que les indices d’activité, cette évolution de la consommation d’électricité démontre que le Brésil se remet non seulement de la crise financière mondiale mais qu’il bénéficie aussi d’une accélération de la production et de l’activité économique en général».

Comparaison avec laChine

Pour ce qui est des sept premiers mois de 2010, la hausse de la consommation d’électricité au sein du secteur industriel a été de près de 14 %, par rapport à la même période en 2009.
Ces résultats vont de pair avec une évolution du PIB très favorable. La croissance attendue cette année est de 6,6 %, selon la Banque centrale à Brasilia, mais des analystes enclins à un optimisme sans doute excessif font état de 8 %. Toujours est-il que le PIB or et vert a augmenté de 2,7 % pendant le premier trimestre 2010. En glissement annuel, la croissance a été de 11,2 %. Un site brésilien, UOL (Universo online), s’inspirant d’informations fournies par l’agence de presse BBC Brasil, est même allé jusqu’à évoquer «une fuite en avant du PIB à un rythme chinois».

Capacité de production accrue

Il ne fait aucun doute que les besoins accrus du secteur industriel brésilien reflètent la mise en œuvre d’importants investissements annoncés en décembre 2009 par le quotidien O Estado de S.Paulo. «Au fur et à mesure que la crise s’atténue, les décideurs dans des secteurs tournés vers le marché interne envisagent des augmentations de la capacité de production jamais atteintes depuis le Plan Real (1994), en particulier dans l’automobile et dans l’électrodomestique.» Ce journal citait une étude de la Banque Bradesco, selon laquelle 167 grandes entreprises se disaient alors prêtes à investir.

dilma roussef, la dauphine de lula

L’avalanche de bons résultats sur le front économique ne peut que servir la cause de celle qui prétend succéder au président Luiz Inacio Lula da Silva lors des élections générales appelées à se dérouler les 3 et 30 octobre prochains. Surnommée la «Dame de fer brésilienne», Dilma Rousseff s’avère la dauphine du président et forte de la popularité de Lula, elle caracole en tête des sondages. Jouant depuis cinq ans le rôle d’un premier ministre, Dilma Rousseff est très liée aux cercles industriels, jouissant d’un certain prestige auprès de tout un pan du patronat.
Entre autres tâches réputées risquées, elle coordonne le plan d’Accélération de la Croissance mis en œuvre en 2007.

Photo: ©Guilherme Cecílio/FlickR 


 

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