Suite aux différences annonces de leur ministre, Guillaume Garot, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) refuse d’inaugurer le salon de l’agroalimentaire qui ouvre ses portes dimanche 21 octobre à Paris.
"C'est avec regret que l'Ania a décidé de ne pas participer à l'inauguration du Sial", explique l'Ania dans un communiqué publié ce vendredi 19 octobre. "L'ensemble de la profession est particulièrement choquée par la légèreté avec laquelle ses enjeux sont pris en compte par les pouvoirs publics", ajoute l’association.
Qu’est-ce qui a bien pu irriter les industriels de l’agroalimentaire ? D’abord, la nouvelle taxe sur la bière annoncée par le gouvernement. Puis les déclarations du ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot, cette semaine, concernant les recettes et les étiquettes de leurs produits.
"Il faut changer les recettes pour qu'il y ait moins de sucre, moins de sel, moins de graisse dans les biscuits, les snacks, dans les apéritifs" et il faut "travailler l'étiquetage" car "aujourd'hui pour comprendre une étiquette nutritionnelle, il faut quasiment être ingénieur chimiste", a-t-il demandé.
Si "le gouvernement continue à ne voir dans nos industriels qu'une source inépuisable de taxes, et à mépriser nos produits comme si nous étions des empoisonneurs, nous aurons du mal à convaincre ces derniers de continuer à investir et développer leurs activités en France", souligne Jean-René Buisson, président de l'Ania, dans le communiqué.









