Les hybrides font le show aux 24 Heures du Mans

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Toyota TS030 Hybrid
© D.R. - Toyota

Audi et Toyota alignent des sportives à bicarburation Diesel-électrique et essence-électrique. Ou quand performances rime avec respect de l'environnement.

C'est un duel inédit sur fond de technologie qui animera ce week-end la 80ème édition des 24 Heures du Mans. Après le retrait de Peugeot en janvier, Audi aura cette année Toyota pour principal adversaire. Au-delà de la bataille entre deux constructeurs de renom, le circuit de la Sarthe verra s'affronter deux motorisations hybrides, une première à ce niveau de la compétition. Pour le cœur de leur hybride, la récupération de l'énergie au freinage, Toyota et Audi ont adopté des solutions antagonistes : le condensateur contre le volant d'inertie.

Une cousine de la Porsche 911 GT3R Hybrid

Audi aligne deux exemplaires de la R18 e-tron quattro. Cette sportive reprend l'aérodynamique de la R18 TDI classique, mais le constructeur allemand a fait tomber le poids à 900kg. La R18 e-tron quattro est d'abord mue par son moteur Diesel, un V6 TDi 3.7 de 510ch, au couple de 850Nm. Deux moteurs électriques sont également placés sur chaque train. Ils jouent dans un premier temps un rôle de générateur, pour récupérer l'énergie lors des freinages. Celle-ci est transmise par un câble à un volant d'inertie, qui tourne alors en permanence.

Quand le pilote a besoin d'un coup de boost, l'énergie est transmise du volant d'inertie au train avant. La R18 e-tron quattro ne peut donc pas rouler en mode 100% électrique et le volant d'inertie ne délivre l'énergie qu'au-delà de 120km/h. Cette solution technologique, développée par une filiale de l'écurie de F1 Williams, a cependant déjà fait ses preuves sur la Porsche 911 GT3R Hybrid. Petit plus : la R18 e-tron quattro dispose d'une transmission intégrale : propulsion avec le Diesel et traction avec l'électrique.

Une sportive qui roule électrique

Face au favori allemand, Toyota dispose de deux TS030. Le proto affiche une carrosserie en composite carbone, au look inédit. Sous le capot, le Japonais a placé un moteur V8 3.4 essence de 476 ch. Deux moteurs électriques sont installés sur les trains et récupèrent l'énergie au freinage, qui est ensuite stockée dans un condensateur, élaborée par le Japonais Nisshinbo. A la différence de l'Audi, la TS030 démarre avec les blocs électriques. A faible vitesse, dans la ligne des stands par exemple, elle roule sans émettre de CO2, grâce aux moteurs électriques. Le bloc V8 essence prend ensuite le relais.

Lors des essais qualificatifs, l'Audi hybride a empoché la pôle (une première dans l'histoire des 24 Heures), la Toyota TS030 partira en 3ème position. La seconde Audi R18 e-tron quattro partira de la 2ème ligne, juste devant la seconde Toyota  hybride. 56 voitures participent cette année aux 24 Heures du Mans. S'il ne s'était retiré, Peugeot aurait aussi aligné au départ une voiture hybride Diesel, la 908 Hybrid4.

La Toyota TS030 Hybrid en test sur le circuit Paul Ricard

Audi Diesel Hybrid, AWD R18 E-Tron Quattro

Peugeot 908, la grande absente

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