Les groupes français toujours plus attirés... et exposés
Par Sylvie Andreau - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3112Michelin, Renault, Lafarge, Schneider Electric, CGG Veritas... La liste des groupes dont plus de la moitié de la croissance provient déjà des marchés émergents s'allonge. Ceux qui en tireront bientôt l'essentiel de leurs profits aussi.
Selon une étude de la Société générale, Schneider Electric est parmi les français les mieux placés pour profiter de la dynamique économique des émergents. La croissance dans les équipements électriques y est trois fois plus importante que dans les économies matures. Dans la chimie, Air liquide engrange les bénéfices de ses positions dans les gaz industriels en Asie. C'est aussi l'un des trois premiers intervenants du marché brésilien et il est bien positionné en Europe de l'Est.
Dans l'automobile, la course aux marchés émergents est partie sur les chapeaux de roue et plusieurs positions sont bien établies. Volkswagen vend plus de véhicules en Chine qu'en Allemagne tandis que le Brésil constitue son troisième marché. Sa marque venue de l'Est, Skoda, est aussi l'une des plus rentables de son portefeuille.
Peugeot réalise 25 % de ses ventes dans les pays émergents, principalement en Chine et au Brésil et compte grossir significativement en Russie. Ses activités dans le Mercosur sont devenues rentables et des améliorations de profits sont attendues en Chine.
Renault, sa Logan et ses usines en Turquie, Slovénie, Brésil et Russie n'est pas à la traîne. « La Logan a positionné Renault sur le marché du low cost, contrairement à d'autres constructeurs pour qui les marchés émergents constituent seulement de nouveaux débouchés pour leurs modèles existants », précise Eric-Alain Michelis, analyste à la Société générale.
Michelin, le plus international des équipementiers, récolte lui aussi les fruits d'une stratégie d'expansion internationale lancée de longue date. L'auvergnat est au premier rang des fabricants de pneus en Chine. Les marchés émergents représenteront 30 % des ventes et 27 % des résultats d'ici à 2010. Des projections « optimistes », qui ne prennent pas en compte un possible ralentissement économique plus brutal que prévu. .

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