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Quotidien des Usines

Les GM&S Industry ont bloqué l'usine Renault au Mans

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Deux cents salariés du sous-traitant GM&S Industry ont bloqué, le 12 avril, un site Renault au Mans (Sarthe) ainsi que l'usine du fabricant d'engins agricoles Class, entraînant l'arrêt de deux chaînes de production.

Les GM&S Industry ont bloqué l'usine Renault au Mans
Découpage emboutissage
© D.R.

Partis le 12 avril de leur usine GM&S Industry de La Souterraine (Creuse) à 4 heures du matin, 200 salariés ont souhaité manifester leur mécontentement à l'égard de Renault en bloquant l’usine du constructeur au Mans (Sarthe). Ils ont également bloqué l’usine voisine du fabricant d’engins agricoles Class, entraînant l’arrêt de deux chaînes de production. L'entreprise qui compte 280 salariés est en redressement judiciaire depuis le 2 décembre, avec période d'observation de six mois.

Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 18 avril pour déposer leurs offres, le tribunal de commerce de Poitiers statuera le 5 mai. "Les constructeurs PSA et Renault n'ont pas tenu compte de notre demande, précise Vincent Labrousse, délégué CGT. PSA s'était engagé en début d'année sur un chiffre d'affaires de 1,9 million d'euros et Renault sur 900 000 euros, les mêmes montants qu'il y a un an, mais ils n'ont pas tenu leurs engagements. Certes, ils nous ont envoyé de la matière mais très souvent, ce n'était pas celle qu'ils voulaient en priorité, et nous n'avions pas le conditionnement pour leur expédier les pièces. Nous avons très vite compris qu'ils avaient fait fabriquer par des concurrents pour nous amener à la liquidation. L'entreprise a bien failli être liquidée fin décembre et fin janvier."

De nombreuses manifestations

Avant le blocage de Renault Le Mans, ils avaient mené une opération escargot sur la RN 145 le 21 mars, bloqué le site PSA de Poissy (Yvelines) le 31 mars et obtenu le 6 avril un entretien avec Carlos Tavares, le Président de PSA, qui leur avait assuré de son soutien face à l'échéance du 5 mai. A ce jour, l'engagement quant à la charge de travail confiée à GM&S Industry s'élève à 10 millions d'euros pour PSA et 3,5 millions d'euros pour Renault.

"On est loin du compte car en 2014, la charge de travail de PSA était de 18 millions d'euros et celle de Renault de 10 millions d'euros constate Vincent Labrousse. Il nous faudrait 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui représente moins de 1 % du chiffre d'affaires de l'emboutissage en France. Cela donnerait des perspectives à un éventuel repreneur. Notre volonté n'est pas de nuire à ces deux constructeurs mais d'avoir du travail. Nous avons le sentiment qu'une déroute est planifiée pour aboutir à la fermeture de notre usine."

Deux repreneurs potentiels

La région Nouvelle-Aquitaine a accordé à l’entreprise un prêt de 580 000 euros en mars, BpiFrance a consenti un crédit de 540 000 euros et la banque Thémis un crédit de 1,1 million d'euros. Aujourd'hui, deux repreneurs potentiels se disent intéressés : le français GMD, un équipementier automobile spécialisé dans la plasturgie, la fonderie et l'emboutissage, et le groupe italien Magnéto qui compte plusieurs usines en France.

La prochaine action des salariés est programmée, le 19 avril à partir de 9 heures, sur les Champs Elysées devant les showroom de Renault et PSA.

Corinne Mérigaud

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