Globalement, la rentabilité du secteur a été affectée. D’abord par la taxe professionnelle transformée en CVAE qui a particulièrement certaines PME du secteur "lors de notre dernière AG, un adhérent évoquait un décuplement de la CVAE qui le contraignait à fermer boutique", indique Arnaud de la Tour. D’après les calculs du Prisme, la fermeture d’une agence se traduit par la destruction de 150 équivalents temps plein, car quand une PME de l’intérim ferme, ses intérimaires et ses clients ne seraient pas repris par une entreprise plus grande.
Autre projet gouvernemental qui inquiète l’intérim : le plafonnement des allègements de charges à 1.5 Smic, qui reviendrait à réduire de 25 % "les allègements de charges du secteur". Les représentants du secteur ont insisté sur le fait qu’en raison des indemnités de précarité et de congés payés, ils profitaient de fait moins que d’autres des exonérations de charges.
Rappelant la tradition de négociation du secteur, les professionnels de l’intérim sont partants pour aller négocier à la conférence sociale les 9 et 10 juillet prochain.En particulier, ils souhaitent être associés aux discussions sur le contrat de génération, rappelant qu’ils sont souvent un moyen privilégié vers un contrat durable, que ce soit pour les jeunes ou pour les seniors. Ils devraient faire des propositions dans ce sens au président de la république et au premier ministre.
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